Budget 2026 : quel plafond PER pour maximiser votre déduction fiscale ?
Budget 2026 : quel plafond PER pour déduire vos versements ? Plafonds, barème et cas pratique pour optimiser votre déduction fiscale du PER cette année.


Le budget 2026 apporte trois changements au PER : le report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans, la déductibilité des versements volontaires cesse après 70 ans, et la revalorisation du PASS à 48 060 € (+2 %) porte le plafond maximal de déduction à 38 448 € (economie.gouv.fr, 2026). L'amendement visant la clôture obligatoire à la retraite a été rejeté.
Le budget 2026 introduit trois modifications significatives pour le Plan d'Épargne Retraite. Le report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans, la déductibilité des versements volontaires cesse après 70 ans, et le PASS grimpe à 48 060 € : ce qui relève mécaniquement les plafonds de déduction. Ces mesures, combinées, redessinent la stratégie d'épargne retraite selon votre âge. Fin 2024, le PER rassemblait déjà 11,6 millions de titulaires pour 125,7 milliards d'euros d'encours (Boursorama, novembre 2025).
En bref
- Le plafond maximal de déduction PER atteint 38 448 € en 2026 grâce au PASS revalorisé à 48 060 € (economie.gouv.fr, 2026).
- Le report des plafonds non utilisés est étendu de 3 à 5 ans, offrant une flexibilité inédite d'optimisation fiscale.
- Les versements volontaires ne sont plus déductibles après 70 ans depuis le 1er janvier 2026 (service-public.gouv.fr, avril 2026).
- L'amendement visant la clôture obligatoire du PER à la retraite a été rejeté : vous conservez la liberté de conserver votre plan.
- Chaque plafond reporté reste lié au revenu professionnel de son année d'origine : le cumul n'est pas illimité.
Comparatif en un coup d'œil
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| Paramètre | Valeur 2025 | Valeur 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| PASS annuel | 47100 € | 48060 € | 2.04 % |
| PASS mensuel | 3925 € | 4005 € | 2.04 % |
| Plafond max déduction salarié (10 % × 8 PASS) | 37680 € | 38448 € | 2.04 % |
| Plafond min déduction (10 % × 1 PASS) | 4710 € | 4806 € | 2.04 % |
| Report plafonds non utilisés (années) | 3 € | 5 € | n.c. |
Rappel : comment fonctionne la déduction fiscale du PER
Les versements volontaires sur un Plan d'Épargne Retraite sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel. Ce mécanisme constitue le principal levier fiscal du PER : chaque euro versé réduit l'assiette de l'impôt sur le revenu de l'année correspondante.
La déduction s'opère sur le revenu net global déclaré l'année suivante. Pour un versement réalisé en 2026, la réduction d'impôt se matérialise lors de la déclaration de revenus 2026, déposée au printemps 2027. L'économie d'impôt dépend directement du taux marginal d'imposition du souscripteur.
Trois compartiments coexistent dans un PER. Le compartiment 1 accueille les versements volontaires : c'est celui qui bénéficie de la déductibilité. Le compartiment 2 reçoit l'épargne salariale (intéressement, participation, abondement). Le compartiment 3 regroupe les transferts d'anciens contrats (Madelin, PERP, article 83). Les nouvelles règles de 2026 concernent exclusivement le compartiment des versements volontaires.
Comprendre les conditions d'imposition et la fiscalité en 2026 est essentiel pour optimiser la sortie de votre PER.
Pour des informations plus détaillées sur la sortie de votre épargne, une fois le capital constitué, la question « Est-ce que le déblocage d'un PER est imposable ? » vous apporte des éléments de réponse précis.
💡 À noter : les versements obligatoires (PER d'entreprise collectif) et l'épargne salariale ne sont pas affectés par les changements 2026. Seuls les versements volontaires facultatifs sont visés par la nouvelle limite d'âge et l'extension du report.
Pour approfondir le fonctionnement général, consultez notre guide complet du Plan d'Épargne Retraite.
Le plafond de déductibilité : principe et calcul
Le plafond annuel de déduction est égal à 10 % des revenus professionnels nets de l'année précédente (N-1), retenus dans la limite de 8 fois le PASS. Concrètement, un salarié déclarant 50 000 € de revenus en 2025 pourra déduire jusqu'à 5 000 € de versements PER en 2026.
Un plancher est prévu pour les revenus modestes : même avec des revenus inférieurs au PASS, le souscripteur peut déduire au minimum 10 % du PASS, soit 4 806 € en 2026 (contre 4 710 € en 2025). Le plafond maximal absolu atteint 38 448 € en 2026 (10 % × 8 × 48 060 €), selon les données publiées par le ministère de l'Économie (economie.gouv.fr, 2026).
Pour les travailleurs non salariés (TNS), le calcul diffère légèrement : le plafond se détermine à partir du bénéfice imposable de l'année N-1, majoré de 15 % dans certaines limites. Les indépendants bénéficient aussi du plancher de 10 % du PASS.
Le report des plafonds non utilisés : règle antérieure à 2026
Avant la loi de finances 2026, un plafond de déduction non utilisé une année pouvait être reporté sur les trois années suivantes. Ce mécanisme permettait de lisser les versements dans le temps sans perdre le bénéfice fiscal.
Prenons l'exemple d'un cadre supérieur qui, en 2023, n'a versé que 2 000 € sur un plafond disponible de 8 000 €. Les 6 000 € restants pouvaient être utilisés en 2024, 2025 ou 2026. Passé ce délai de trois ans, le reliquat était définitivement perdu.
Le report s'appliquait par année, indépendamment : chaque millésime de plafond avait sa propre date de péremption. Cette règle reste valable en 2026, mais la durée du report s'allonge : nous y revenons en détail dans la section suivante.
Loi de finances 2026 : les deux mesures majeures pour le PER
La loi de finances pour 2026 (LOI n° 2026-103 du 19 février 2026, publiée au JORF) comporte deux dispositions directement applicables aux titulaires de PER. Une troisième évolution, la hausse des prélèvements sociaux sur les produits de placement, mérite également l'attention. Toutes trois sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026.
À lire aussi : csg sur le per en 2026 : taux à 10,6 %, prélèvements.
Sur le même sujet, notre article fiscalité per 2026 : plafonds, csg à 10,6 % et règle complète cette analyse.
Nous détaillons ce point dans plafond per 2026 : 37 680 € max salariés, 88 911 € tns.
Nous détaillons ce point dans plafond versement per 2026 calcul montants et déduction.
À lire aussi : per impôts 2026 : plafonds, csg et règles des 70 ans.
Le ministère de l'Économie confirme ces changements sur son site officiel (economie.gouv.fr, 2026), tout comme service-public.fr dans son actualité du 29 avril 2026 (service-public.gouv.fr, 2026).
Ces mesures s'inscrivent dans un effort de consolidation budgétaire plus large. Le projet de budget 2026 vise 44 milliards d'euros d'économies pour ramener le déficit public à 4,7 % du PIB (economie.gouv.fr, octobre 2025).
Extension du report des plafonds de 3 à 5 ans : nouvelle marge de manœuvre
Le report des plafonds de déductibilité non utilisés passe de 3 à 5 ans. Un plafond inutilisé en 2026 pourra désormais être mobilisé jusqu'en 2031.
Cette extension change la donne pour les épargnants en milieu de carrière. Un salarié de 45 ans qui n'a pas maximisé ses versements depuis 2021 dispose maintenant d'une fenêtre de rattrapage élargie. Il peut étaler ses versements sur cinq années au lieu de trois, ce qui réduit la pression annuelle sur sa trésorerie tout en conservant l'avantage fiscal.
Sur le plan pratique, chaque millésime de plafond conserve son autonomie : le reliquat 2026 est utilisable jusqu'en 2031, celui de 2027 jusqu'en 2032, et ainsi de suite. L'ordre d'imputation des plafonds suit la règle du « premier expiré, premier utilisé » : les plafonds les plus anciens sont consommés en priorité sur les versements de l'année.
💡 À noter : cette extension ne crée pas de plafond supplémentaire. Elle allonge simplement la durée pendant laquelle un plafond non consommé reste mobilisable.
Fin de la déductibilité des versements après 70 ans : qui est concerné ?
Depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués par un souscripteur âgé de 70 ans et plus ne sont plus déductibles du revenu imposable (economie.gouv.fr, 2026). La mesure vise les versements volontaires du compartiment 1 : pas les transferts ni l'épargne salariale.
L'âge s'apprécie au jour du versement. Un épargnant qui fête ses 70 ans le 15 mars 2026 pourra encore déduire ses versements réalisés avant cette date. Ceux effectués le 16 mars ou après perdent la déductibilité.
Cette règle modifie profondément la stratégie des épargnants proches de la retraite. Un cadre de 68 ans qui prévoyait d'alimenter son PER jusqu'à 72 ans doit désormais concentrer ses versements avant son 70ᵉ anniversaire. Les sommes déjà capitalisées dans le plan ne sont pas affectées : la règle ne s'applique qu'aux nouveaux versements.
Pour les retraités concernés, deux alternatives subsistent : continuer à verser sans déduction (le PER reste un outil de capitalisation à fiscalité avantageuse à la sortie) ou réorienter l'épargne vers d'autres enveloppes comme l'assurance vie.
Hausse des prélèvements sociaux : troisième signal à surveiller
La loi de finances 2026 acte une hausse des prélèvements sociaux sur les produits de placement. Pour le PER, cela signifie que les gains générés par le plan (plus-values, intérêts, dividendes) sont soumis à un taux légèrement supérieur à celui de 2025 lorsqu'ils sont rachetés.
Cette augmentation reste modeste mais elle affecte le rendement net final, surtout pour les détenteurs de PER en unités de compte investis en actions. Elle ne modifie pas la déductibilité à l'entrée, mais réduit l'attrait relatif du PER pour les épargnants dont l'horizon de sortie est proche.
Pour une analyse complète des rendements nets après fiscalité, notre article sur les rendements et fiscalité du PER en 2026 détaille les calculs.
Ainsi, pour anticiper et tirer le meilleur parti de ces réformes, il est essentiel de bien comprendre comment ouvrir un PER et les démarches associées.
Pour comprendre les démarches, les frais réels et les pièges à éviter, il est conseillé de se renseigner sur « Comment ouvrir un PER : démarches, frais réels et pièges ».
Pour un aperçu complet des rendements et de la fiscalité, ainsi que pour mieux comprendre le PER, notre article sur le PER taux est une ressource précieuse.
De plus, pour optimiser votre stratégie d'épargne retraite, il est essentiel de savoir comment ouvrir un PER afin de tirer pleinement parti de ses avantages.
Pour les épargnants soucieux d'optimiser leur épargne, une ressource essentielle est notre article « Comment ouvrir un PER : démarches, frais réels et pièges » qui vous guidera dans les étapes de souscription.
Si vous souhaitez obtenir des informations détaillées sur l'ouverture et la gestion d'un Plan d'Épargne Retraite, n'hésitez pas à consulter notre article complet sur « Comment ouvrir un PER : démarches, frais réels et pièges ».
Plafond PER 2026 : quel montant pouvez-vous déduire de vos revenus ?
Le plafond de déduction du PER augmente mécaniquement avec la revalorisation du PASS. Au 1er janvier 2026, le Plafond Annuel de la Sécurité sociale atteint 48 060 €, contre 47 100 € en 2025, soit une hausse de 2 % (economie.gouv.fr, 2026). Le plafond mensuel passe à 4 005 €.
Cette revalorisation se répercute directement sur les limites de déduction : le plafond maximal grimpe de 37 680 € à 38 448 €, soit 768 € de capacité supplémentaire pour les hauts revenus. Le plancher passe de 4 710 € à 4 806 €, un gain de 96 € pour les revenus modestes.
Au-delà des montants absolus, le tableau ci-dessous montre l'évolution de tous les paramètres entre 2025 et 2026.
PASS 2026 : 48 060 € soit +2 % : impact sur le plafond de déduction
Le PASS progresse de 960 € entre 2025 et 2026, soit +2,04 %. Cette hausse suit l'évolution des salaires constatée par les pouvoirs publics.
Pour un salarié déclarant 60 000 € de revenus en 2025, le plafond de déduction PER en 2026 atteint 6 000 € (10 % de 60 000 €). Pour un cadre supérieur à 100 000 €, le plafond est de 10 000 €. Le maximum absolu de 38 448 € ne concerne que les contribuables dont les revenus nets N-1 dépassent 384 480 €.
📌 Important : le plafond réel dépend toujours du revenu professionnel net de N-1 : pas du PASS seul. Le PASS fixe uniquement la borne maximale (8 × PASS) et le plancher (1 × PASS). Entre ces deux extrêmes, c'est le revenu qui commande.
Tableau comparatif des plafonds PER 2025 / 2026 (salariés et TNS)
Les données du comparateur interactif ci-dessus résument l'impact chiffré de la revalorisation. Pour les salariés, le plafond suit la formule 10 % × revenus N-1, plafonné à 8 PASS. Pour les TNS, une majoration de 15 % s'ajoute sur le bénéfice imposable, avec le même plafond absolu.
Un indépendant déclarant 80 000 € de bénéfice en 2025 pourra déduire 10 % × 80 000 € × 1,15 = 9 200 € en 2026, contre 8 970 € en 2025 avec le PASS antérieur. La différence, bien que modeste, s'accumule sur la durée.
Pour simuler votre propre plafond selon votre situation, utilisez notre simulateur retraite 2026.
Cas pratique chiffré : stratégie de versement optimal selon votre âge en 2026
Deux profils types illustrent l'impact concret des nouvelles règles. Les calculs reposent sur le PASS 2026 à 48 060 € (economie.gouv.fr, 2026) et les dispositions de la LF 2026.
Scénario A : salarié de 52 ans, report de plafonds sur 5 ans
Prenons un salarié de 52 ans, cadre dans l'industrie, déclarant 90 000 € de revenus nets en 2025. Son plafond annuel de déduction PER s'élève à 9 000 € (10 % × 90 000 €).
Entre 2022 et 2025, il n'a versé que 4 000 € par an sur son PER, laissant chaque année un reliquat de 5 000 €. Avec l'ancienne règle des 3 ans, le reliquat 2022 était perdu au 31 décembre 2025. Désormais, ce même reliquat reste mobilisable jusqu'en 2027.
En 2026, ce salarié dispose de 9 000 € de plafond frais, plus 5 000 € de reliquat 2023, 5 000 € de reliquat 2024 et 5 000 € de reliquat 2025 : soit 24 000 € de capacité de déduction totale, dans la limite du plafond absolu de 38 448 €. Même sans utiliser tout le stock en une fois, il peut étaler le rattrapage sur cinq ans : verser 12 000 € en 2026 (plafond frais + un reliquat), puis continuer en 2027 et 2028. L'économie d'impôt à un taux marginal de 41 % atteindrait 4 920 € pour le seul versement de 12 000 €.
Pour explorer les différentes options de sortie une fois l'épargne constituée, consultez notre guide sur les options de sortie du PER à la retraite.
Scénario B : retraité de 71 ans, quelles alternatives à la déduction fiscale ?
Un retraité de 71 ans, ancien professionnel libéral, dispose d'un PER ouvert depuis 2019 avec 150 000 € d'encours. En 2025, il versait encore 8 000 € par an sur son plan et les déduisait intégralement de ses revenus composés de pensions et de revenus fonciers.
Depuis le 1er janvier 2026, ces 8 000 € ne sont plus déductibles. S'il les verse malgré tout, il perd l'avantage fiscal à l'entrée tout en conservant l'imposition à la sortie (rente ou capital). Le gain net de l'opération devient nul, voire négatif selon sa tranche marginale.
Deux alternatives s'offrent à lui. Première option : cesser les versements volontaires sur le PER et orienter les 8 000 € annuels vers un contrat d'assurance vie, dont la fiscalité en cas de rachat après 8 ans est plus douce. Seconde option : maintenir les versements sur le PER si la perspective d'une sortie en rente viagère avec abattement fiscal reste attractive : le PER demeure un outil de capitalisation, même sans déduction à l'entrée.
⚠️ Attention : consultez un conseiller en gestion de patrimoine avant d'arbitrer entre PER et assurance vie. La décision dépend de votre tranche marginale, de votre horizon de sortie et de vos objectifs successoraux.
Pour comprendre la fiscalité applicable au moment du retrait, notre article sur la fiscalité du déblocage du PER détaille tous les cas de figure.
Erreur courante à éviter : confondre report de plafonds et cumul illimité
L'extension du report à 5 ans suscite une méprise fréquente : croire que l'on peut cumuler mécaniquement cinq années de plafonds sans autre condition. En pratique, chaque plafond reporté reste attaché au revenu professionnel de son année d'origine.
Un exemple concret éclaire ce piège. Un salarié gagnait 30 000 € en 2023, puis a changé de poste et déclare 75 000 € en 2026. Son reliquat 2023 (non utilisé) est de 3 000 € (10 % × 30 000 €). Il ne peut pas le « gonfler » rétroactivement en appliquant le taux de 10 % sur ses revenus 2026. Le reliquat 2023 reste figé à 3 000 €.
La conséquence d'une déclaration erronée peut être lourde : déduction refusée par l'administration fiscale, redressement sur l'impôt dû, intérêts de retard. Le plafond global utilisable une année N est la somme du plafond N (10 % × revenus N-1, dans la limite de 38 448 €) et des reliquats des années N-1 à N-5, chacun calculé sur ses propres revenus de référence.
La bonne pratique consiste à tenir un tableau de bord annuel : colonne « année d'origine », colonne « revenu N-1 », colonne « plafond disponible », colonne « versements effectués », colonne « reliquat reportable jusqu'au… ». Ce suivi évite toute erreur et maximise l'utilisation des droits à déduction sans risque fiscal.
PER et budget 2026 : ce qui n'a PAS changé (et les fausses rumeurs à écarter)
Plusieurs inquiétudes ont circulé durant les débats parlementaires du budget 2026. Une rumeur persistante évoquait l'obligation de clôturer son PER dès le départ à la retraite. Les faits sont plus rassurants : les députés ont rejeté cet amendement, et la structure fondamentale du PER demeure inchangée.
Clôture obligatoire du PER à la retraite : l'amendement rejeté
L'amendement n° I-CF1611, déposé à l'Assemblée nationale, proposait d'imposer la liquidation du PER dès l'âge légal de la retraite. Son objectif affiché : recentrer le plan sur le financement de la retraite plutôt que sur l'optimisation successorale.
Les députés ont voté contre ce texte. Résultat : vous conservez la liberté de garder votre PER ouvert après la liquidation de vos pensions, de continuer à l'alimenter (avec ou sans déduction selon votre âge), et de choisir le moment de la sortie : en capital, en rente, ou de façon mixte. La seule contrainte reste l'âge minimum de 60 ans pour un déblocage classique (hors cas de force majeure : invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits chômage).
Cette information est confirmée par Boursorama (novembre 2025) : « Les députés ont finalement voté contre l'amendement visant à rendre obligatoire la liquidation d'un PER lorsque le titulaire atteint l'âge de la retraite. »
Assurance vie et épargne salariale : quelles règles en 2026 ?
Le budget 2026 n'a pas modifié les règles de l'assurance vie, qui reste l'enveloppe concurrente du PER pour l'épargne longue. La fiscalité des rachats après 8 ans, les abattements annuels de 4 600 € (célibataire) et 9 200 € (couple), le cadre successoral : rien de tout cela n'a été retouché par la LF 2026.
L'épargne salariale (PEE, PERECO) conserve son cadre inchangé : intéressement et participation restent exonérés d'impôt sur le revenu lorsqu'ils sont versés sur ces plans. L'abondement employeur continue de bénéficier du même régime social et fiscal. Les transferts du PEE vers le PER restent possibles dans les conditions antérieures.
Le fonctionnement du Plan d'Épargne Retraite individuel demeure identique dans ses grandes lignes : trois compartiments, sortie en rente ou capital, cas de déblocage anticipé. La LF 2026 ajuste les paramètres fiscaux sans toucher à l'architecture.
PER avantage fiscal 2026 : bilan et perspectives pour votre stratégie d'épargne retraite
Malgré les restrictions introduites par le budget 2026, le PER préserve des atouts fiscaux significatifs. L'extension du report à 5 ans constitue une avancée nette pour la majorité des épargnants. La fin de déductibilité après 70 ans ne concerne qu'une minorité de titulaires : la plupart ayant cessé leurs versements à cet âge.
Avec 125,7 milliards d'euros d'encours et 11,6 millions de titulaires fin 2024 (Boursorama, novembre 2025), le PER confirme son ancrage dans le paysage de l'épargne retraite française. Sa croissance annuelle moyenne témoigne d'une adoption qui ne faiblit pas.
Ce que le PER conserve comme atouts fiscaux en 2026
En 2026, le PER offre toujours la déductibilité des versements volontaires pour les moins de 70 ans, avec un plafond maximal revalorisé à 38 448 €. La sortie en rente viagère bénéficie d'un abattement fiscal de 10 % (plafonné à 3 858 € par an). La sortie en capital reste soumise au barème progressif de l'IR pour les versements déduits.
Le report étendu à 5 ans renforce l'intérêt du PER pour les indépendants aux revenus irréguliers. Un consultant dont le bénéfice varie entre 40 000 € et 120 000 € selon les années peut désormais lisser ses déductions sur un cycle long, en utilisant les plafonds des années fastes pour couvrir les versements des années plus modestes.
La fiscalité du compartiment 2 (épargne salariale) et celle des transferts depuis d'anciens contrats restent inchangées. Le budget 2026 n'a pas créé de nouvelle taxation spécifique au PER.
Quand et comment revoir sa stratégie de versements ?
Trois rendez-vous annuels structurent une stratégie de versements efficace. D'abord, au printemps, lors de la déclaration de revenus : vérifier le revenu net N-1, calculer le plafond frais de l'année, inventorier les reliquats mobilisables. Ensuite, en septembre-octobre, avant la clôture budgétaire de fin d'année : décider du montant à verser en fonction de la trésorerie disponible et du taux marginal d'imposition prévisionnel. Enfin, en décembre : exécuter le versement avant le 31 pour qu'il soit imputable sur l'année fiscale en cours.
Pour les épargnants approchant 70 ans, un bilan anticipé s'impose. Concentrer les gros versements avant la date anniversaire fatidique, puis réévaluer l'allocation entre PER et assurance vie une fois la déductibilité perdue. Ceux qui ont déjà franchi le seuil peuvent utilement revisiter notre guide complet du PER pour explorer les alternatives de sortie.
Fiche pratique
| Chiffres clés 2026 | PASS annuel 48 060 €, PASS mensuel 4 005 €, plafond max de déduction 38 448 €, plancher 4 806 € (economie.gouv.fr, 2026) |
| Report des plafonds | Étendu de 3 à 5 ans par la LF 2026 (LOI n° 2026-103 du 19 février 2026) |
| Déductibilité après 70 ans | Supprimée pour les versements volontaires depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 (service-public.gouv.fr, avril 2026) |
| Clôture obligatoire à la retraite | Amendement rejeté par les députés (Boursorama, novembre 2025) |
| Encours PER fin 2024 | 125,7 milliards d'euros, 11,6 millions de titulaires (Boursorama, novembre 2025) |
| Contacts officiels | service-public.gouv.fr, economie.gouv.fr, impots.gouv.fr |
Sources
- economie.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
- economie.gouv.fr
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
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Questions sur la retraite
Quel est le plafond du PER en 2026 ?
Le plafond de déduction des versements volontaires sur un PER est fixé à 10 % des revenus professionnels nets de l'année N-1, dans la limite de 10 % de 8 fois le PASS. Avec un PASS 2026 à 48 060 € (economie.gouv.fr, 2026), le plafond maximal atteint 38 448 € par an. Un plancher de 10 % du PASS, soit 4 806 €, s'applique si les revenus sont inférieurs à ce seuil.
PER avantage fiscal 2026 ?
Le PER conserve son avantage fiscal principal en 2026 : les versements volontaires restent déductibles du revenu imposable pour les moins de 70 ans. L'extension du report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans (LF 2026) amplifie la flexibilité d'optimisation. En revanche, les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026 (economie.gouv.fr, 2026).
Quels sont les trois changements majeurs pour le PER en 2026 ?
La loi de finances 2026 introduit trois modifications clés pour le PER. Premièrement, le report des plafonds de déductibilité non utilisés passe de 3 à 5 ans, offrant une fenêtre d'optimisation élargie. Deuxièmement, les versements volontaires effectués après 70 ans perdent leur déductibilité fiscale depuis le 1er janvier 2026. Troisièmement, la revalorisation du PASS à 48 060 € (+2 %) relève mécaniquement les plafonds de déduction (economie.gouv.fr, 2026).
Quelle est la prévision du budget pour 2026 ?
Le projet de loi de finances 2026 prévoit de ramener le déficit public à 4,7 % du PIB en 2026, avec une cible sous 3 % à horizon 2029 (economie.gouv.fr, octobre 2025). Le gouvernement vise 44 milliards d'euros d'économies pour atteindre cet objectif (Boursorama, août 2025). Ces efforts de consolidation budgétaire expliquent en partie les ajustements fiscaux touchant le PER, comme la fin de la déductibilité après 70 ans.
