Fiscalité du PER en 2026 : plafonds de déduction, nouveaux prélèvements
Fiscalité PER 2026 : PASS à 48 060 €, CSG portée à 10,6 %, flat tax à 31,4 % et fin des déductions après 70 ans. Plafonds, sortie en capital et cas pratique


En 2026, la fiscalité du PER est marquée par trois changements simultanés : le taux global de sortie en capital monte à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), la CSG sur les placements grimpe de 9,2 % à 10,6 %, et les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles. Le plafond de déduction s'établit entre 4 710 € et 37 680 € pour les salariés, avec un report des plafonds non consommés étendu à cinq ans (contre trois auparavant).
La fiscalité du PER en 2026 connaît sa plus profonde refonte depuis la loi PACTE. Trois mesures simultanées entrées en vigueur au 1er janvier 2026 redessinent l'équation fiscale pour les 12,9 millions de titulaires : un taux de sortie en capital relevé à 31,4 %, une CSG portée de 9,2 % à 10,6 %, et la fin de la déductibilité des versements après 70 ans. Le tout dans un cadre où le PASS grimpe à 48 060 € et où le report des plafonds non consommés passe de trois à cinq ans. Voici le détail des nouvelles règles, chiffres officiels à l'appui, pour mesurer l'impact concret sur votre épargne retraite.
Comparatif en un coup d'œil
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| Type de sortie | Nature des versements | Assiette IR | Taux IR applicable | Prélèv. sociaux | Taux global |
|---|---|---|---|---|---|
| Capital – versements déduits | Versements déduits (entrée) | Capital total | 12,8 % (PFU) ou barème | 18,6 % | 31,4 % (PFU) ou barème + 18,6 % |
| Capital – versements non déduits | Versements non déduits | Uniquement plus-values | 12,8 % (PFU) ou barème | 18,6 % sur plus-values | 31,4 % sur plus-values |
| Rente viagère – versements déduits | Versements déduits (entrée) | Rente après abattement 10 % | Barème progressif | CSG 9,1 % + CRDS 0,5 % + CASA 0,3 % = 9,9 % | Barème IR + 9,9 % PS |
| Rente viagère – versements non déduits | Versements non déduits | Fraction de la rente selon âge | Barème progressif | CSG 9,1 % + CRDS 0,5 % + CASA 0,3 % = 9,9 % | Barème IR sur fraction + 9,9 % PS |
Ce que la loi de finances 2026 change concrètement pour le PER
La loi de finances pour 2026 ne se contente pas de retouches : elle modifie trois piliers de la fiscalité du PER en une seule réforme. Ces changements concernent tous les titulaires, qu'ils soient en phase de versement, proches de la retraite, ou déjà en phase de liquidation. Le point commun : un alourdissement mesurable de la pression fiscale, mais assorti d'un assouplissement notable sur le report des plafonds.
Impossible de comprendre ces mesures sans prendre la mesure du phénomène PER. Selon les chiffres publiés par la direction générale du Trésor (presse.economie.gouv.fr, mai 2026), 12,9 millions de titulaires détenaient un PER au 31 décembre 2025, pour un encours total de 150,4 milliards d'euros. En quatre ans, le produit a capté une part considérable de l'épargne retraite française. C'est précisément ce succès qui le place sous le projecteur du législateur.
La réforme joue sur deux fronts : les recettes fiscales immédiates (hausse des prélèvements à la sortie) et le ciblage de l'avantage fiscal (suppression de la déductibilité pour les plus de 70 ans). Le tout dans un contexte de revalorisation régulière des plafonds : le PASS 2026 atteint 48 060 €, en hausse de 2 % par rapport aux 47 100 € de 2025 (economie.gouv.fr).
Pour comprendre l'impact de ces modifications, il est essentiel de se pencher sur les spécificités du Plafond PER 2026 : 37 680 € max salariés, 88 911 € TNS et son calcul.
Un succès populaire sous pression fiscale
Lancé en 2019 par la loi PACTE, le PER a dépassé toutes les prévisions. Avec 12,9 millions de titulaires au 31 décembre 2025 et 150,4 milliards d'euros d'encours (presse.economie.gouv.fr, mai 2026), il constitue désormais le premier produit d'épargne retraite en France. Ce volume explique pourquoi le législateur a choisi d'en faire un levier de rendement fiscal : chaque point de prélèvement supplémentaire sur cette base représente plusieurs centaines de millions d'euros de recettes publiques. La CSG relevée de 9,2 % à 10,6 % et le taux de PFU porté à 31,4 % s'inscrivent dans cette logique de rendement.
Les quatre changements clés en un coup d'œil
Quatre mesures structurent la réforme 2026. D'abord, le taux global de sortie en capital passe à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (economie.gouv.fr). Ensuite, la CSG sur les placements, applicable aux plus-values du PER, grimpe de 9,2 % à 10,6 % depuis le 1er janvier 2026 (boursorama.com, juillet 2026). Troisième mesure : l'extension du report des plafonds de déduction non consommés de trois à cinq ans (epargne-entreprise.societegenerale.com, mars 2026). Enfin, les versements volontaires effectués à compter du 1er janvier 2026 par un titulaire âgé d'au moins 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
Ces changements, notamment la hausse des prélèvements, peuvent influencer la rentabilité globale de votre épargne, et il est donc utile de considérer le PER taux d'intérêt et son évolution.
Plafond PER 2026 : combien pouvez-vous déduire selon votre statut ?
Le mécanisme de déductibilité des versements volontaires sur un PER repose sur un principe simple : chaque année, vous pouvez déduire de votre revenu imposable un montant calculé selon vos revenus professionnels de l'année précédente. Le plafond réel dépend de votre statut : salarié ou travailleur non salarié (TNS). Le calcul s'appuie toujours sur le PASS de l'année N-1 pour les versements de l'année N.
En 2026, les versements déductibles sont calculés sur les revenus 2025. Le PASS 2025 s'établissait à 47 100 € : c'est cette valeur, et non le PASS 2026 de 48 060 €, qui sert de référence pour le calcul des plafonds de déduction 2026. Une subtilité que beaucoup de contribuables découvrent trop tard sur leur avis d'imposition.
💡 À noter : votre plafond personnalisé est indiqué sur votre avis d'impôt 2026 (revenus 2025). C'est ce chiffre, communiqué par l'administration fiscale, qui fait foi : ne vous fiez pas à vos propres calculs.
Pour une compréhension approfondie des montants et déductions applicables, vous pouvez consulter le détail du Plafond versement PER 2026 calcul montants et déduction.
Le plafond de déduction pour les salariés en 2026
Pour un salarié, le plafond de déduction 2026 est égal au plus élevé de deux montants (service-public.gouv.fr) : 10 % des revenus professionnels nets de 2025, plafonnés à 8 fois le PASS 2025, soit 37 680 € (8 × 47 100 €), ou un plancher forfaitaire de 10 % du PASS 2025, soit 4 710 €. Un salarié ayant perçu 60 000 € nets en 2025 pourra donc déduire 6 000 €. Celui dont les revenus 2025 sont faibles : inférieurs à 47 100 € : bénéficiera automatiquement du plancher de 4 710 €, même si 10 % de ses revenus donne moins. Cette disposition garantit un accès minimal à la déduction, y compris pour les personnes à temps partiel ou les conjoints collaborateur.
Plafond PER 2026 TNS : un calcul différent
Les travailleurs non salariés bénéficient d'un calcul plus favorable. Leur plafond est composé de deux tranches : 10 % des bénéfices imposables 2025 dans la limite de 1 PASS (47 100 €), plus 15 % de la fraction des bénéfices comprise entre 1 et 8 PASS. Concrètement, un TNS déclarant 100 000 € de bénéfices en 2025 peut déduire : 10 % × 47 100 € = 4 710 € sur la première tranche, plus 15 % × (100 000 € − 47 100 €) = 7 935 €. Soit un total de 12 645 € déductibles. Le plafond absolu pour un TNS atteint 76 102 € si ses bénéfices dépassent 8 PASS (376 800 €). Les TNS ont tout intérêt à vérifier ce plafond sur leur avis d'impôt pour optimiser leurs versements avant le 31 décembre.
Report des plafonds non consommés : jusqu'à 5 ans désormais
C'est la bonne surprise de la loi de finances 2026. Avant la réforme, un plafond de déduction non utilisé une année restait reportable sur les trois années suivantes. Depuis le 1er janvier 2026, la durée de report est étendue à cinq ans (epargne-entreprise.societegenerale.com, mars 2026). Ce changement n'est pas anodin : il permet de lisser les versements sur une période plus longue, notamment pour les contribuables dont les revenus varient fortement d'une année sur l'autre. Un salarié qui n'a pas versé en 2022, 2023, 2024 ou 2025 conserve donc ses plafonds inutilisés jusqu'en 2027, 2028, 2029 ou 2030 respectivement. L'administration fiscale applique la règle du FIFO (premier entré, premier sorti) : les plafonds les plus anciens sont consommés en premier.
L'essentiel
- Le taux global de sortie en capital passe à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) depuis le 1er janvier 2026.
- La CSG sur les placements PER augmente de 9,2 % à 10,6 %, alourdissant la fiscalité des plus-values.
- Les versements volontaires effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
- Le report des plafonds de déduction non consommés est étendu à cinq ans, contre trois auparavant.
- Le plafond de déduction 2026 s'établit entre 4 710 € et 37 680 € pour les salariés, selon les revenus 2025.
Cette évolution est directement liée aux nouvelles règles concernant la PER et CSG 2026, un élément clé de la fiscalité actuelle.
Fiscalité PER à la sortie en 2026 : capital, rente et prélèvements sociaux
La sortie du PER concentre les changements les plus sensibles pour votre pouvoir d'achat à la retraite. Depuis le 1er janvier 2026, le taux global de taxation en sortie de capital atteint 31,4 % pour les versements déduits, décomposé en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (economie.gouv.fr). C'est la conséquence directe de la hausse de la CSG sur les placements, passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 (boursorama.com, juillet 2026). Cette hausse de 1,4 point, appliquée à l'assiette des prélèvements sociaux, porte le total PS de 17,2 % à 18,6 %.
L'arbitrage entre sortie en capital et sortie en rente devient plus complexe qu'auparavant. Le choix dépend avant tout de votre tranche marginale d'imposition (TMI) au moment de la liquidation. Un contribuable dans la tranche à 30 % aura intérêt à opter pour le PFU à 12,8 % en sortie de capital, tandis qu'un retraité modestement imposé (TMI 11 %) pourra préférer le barème progressif, qu'il s'agisse d'un capital ou d'une rente.
⚠️ Attention : ne confondez pas les prélèvements sociaux sur les plus-values du PER (18,6 %) avec la CSG sur les revenus de remplacement (pensions de retraite) qui suit un autre barème. Les deux régimes coexistent et s'appliquent à des assiettes différentes.
Sortie en capital : le nouveau taux global de 31,4 %
Prenons un cas concret. Un cadre verse 5 000 € par an sur son PER pendant 20 ans, en les déduisant de son revenu imposable. À la retraite, il récupère un capital total de 150 000 €, dont 100 000 € de versements et 50 000 € de plus-values. S'il opte pour le PFU, l'administration prélève 31,4 % sur la totalité, soit 47 100 € de taxation. Il reste 102 900 € nets. S'il choisit le barème progressif et que sa TMI est de 30 %, l'addition IR + PS atteint environ 48,6 %. Le PFU devient alors plus favorable. Pour un contribuable en TMI 11 %, le barème progressif réduit la note à environ 29,6 %, rendant l'option barème préférable au PFU. Les versements non déduits, eux, ne sont taxés que sur la part de plus-values, à 31,4 % (PFU).
La CSG passe de 9,2 % à 10,6 % : impact sur les prélèvements sociaux
Le taux de CSG applicable aux revenus du patrimoine et aux plus-values de placements, dont celles du PER, est passé de 9,2 % à 10,6 % le 1er janvier 2026 (boursorama.com, juillet 2026). Ajoutée à la CRDS (0,5 %) et au prélèvement de solidarité (7,5 %), la charge sociale totale sur les plus-values du PER atteint désormais 18,6 %. Cette hausse de 1,4 point de CSG représente, pour un capital de 150 000 € comprenant 50 000 € de plus-values, un surcoût de 700 € par rapport à l'ancien taux. Sur une rente mensuelle de 800 € issue de versements déduits, la CSG prélevée au taux de 9,1 % (taux réduit applicable aux pensions) n'est pas directement impactée, car le taux de 10,6 % concerne les revenus du patrimoine, pas les pensions de retraite.
Comprendre les implications des prélèvements sociaux est crucial pour évaluer l'optimisation de votre PER impôts 2026 et anticiper les futurs rendements.
Sortie en rente : imposition selon les règles des pensions de retraite
La sortie en rente viagère suit la fiscalité des pensions de retraite. La rente est imposable à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions, après un abattement de 10 % (plafonné). Les prélèvements sociaux s'appliquent au taux global de 9,9 % (CSG 9,1 % + CRDS 0,5 % + CASA 0,3 %) pour les versements déduits. Pour les versements non déduits, seule une fraction de la rente est imposable, selon un barème lié à l'âge du bénéficiaire au premier versement : 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % entre 70 ans et plus. Le solde, correspondant au capital constitué par des versements non déduits, est exonéré d'impôt. Ce régime hybride peut être favorable aux épargnants ayant panaché versements déduits et non déduits.
Tableau comparatif : fiscalité sortie capital vs rente en 2026
Le tableau ci-dessous synthétise les régimes applicables selon la nature des versements et le mode de sortie choisi.
| Mode de sortie | Nature des versements | Assiette IR | Taux IR | Prélèv. sociaux | Taux global |
|---|---|---|---|---|---|
| Capital | Déduits (entrée) | Capital total | 12,8 % (PFU) ou barème | 18,6 % | 31,4 % ou barème + 18,6 % |
| Capital | Non déduits | Plus-values uniquement | 12,8 % (PFU) ou barème | 18,6 % sur plus-values | 31,4 % sur plus-values |
| Rente | Déduits (entrée) | Rente après abatt. 10 % | Barème progressif | 9,9 % | Barème IR + 9,9 % |
| Rente | Non déduits | Fraction selon âge (40 % ou 30 %) | Barème progressif | 9,9 % | Barème IR sur fraction + 9,9 % |
Fin de la déductibilité après 70 ans : l'erreur à ne pas commettre
La loi de finances 2026 introduit une rupture nette : les versements volontaires réalisés depuis le 1er janvier 2026 sur un PER ne sont plus déductibles du revenu imposable si le souscripteur est âgé de 70 ans ou plus (gestionprivee.caisse-epargne.fr ; bnpparibas.com). Cette mesure met fin à une stratégie largement utilisée par les retraités qui continuaient à alimenter leur PER pour réduire leur base imposable, parfois jusqu'à un âge avancé.
L'erreur classique consiste à poursuivre les versements par habitude sans avoir intégré ce changement. La conséquence est double : non seulement le versement n'ouvre plus droit à déduction, mais à la sortie, la part correspondante sera soumise au régime fiscal des versements non déduits. Si le contribuable n'a pas correctement tracé l'origine des fonds, il risque de se voir appliquer le taux plein de 31,4 % sur du capital qui n'a généré aucun avantage fiscal à l'entrée. Une situation de double désavantage fiscal qu'il faut absolument éviter.
En effet, le déblocage d'un PER est imposable, et la non-déduction des versements après 70 ans aura un impact significatif sur la fiscalité de sortie.
📌 Important : la mesure s'applique aux versements effectués à compter du 1er janvier 2026. Les versements réalisés avant cette date par un titulaire de plus de 70 ans restent régis par les anciennes règles. L'âge s'apprécie au jour du versement, pas au 1er janvier de l'année.
Ce que la loi de finances 2026 supprime exactement
Avant 2026, un retraité de 72 ans pouvait tout à fait verser 5 000 € sur son PER et les déduire de son revenu imposable. Depuis le 1er janvier 2026, ce même versement n'est plus déductible. La loi ne ferme pas le PER aux plus de 70 ans : le contrat reste actif, les fonds continuent de fructifier : mais elle supprime l'avantage fiscal à l'entrée pour cette catégorie de souscripteurs. Cette exclusion concerne tous les types de PER : individuel, collectif et obligatoire. La mesure vise à recentrer l'avantage fiscal du PER sur sa finalité première : la constitution d'une épargne retraite pendant la vie active.
Conséquences fiscales à la sortie pour les versements post-70 ans
Un versement effectué après 70 ans n'étant plus déduit, il suit le régime des versements non déduits à la sortie. Seule la part de plus-values est imposable, au taux de 31,4 % (PFU) ou au barème progressif. La difficulté pratique tient au suivi : si le souscripteur a mélangé des versements déduits (avant 70 ans ou avant 2026) et non déduits (après 70 ans), l'établissement gestionnaire doit être en mesure de distinguer les deux masses. Sans ce suivi, l'administration fiscale pourrait appliquer le taux plein à l'ensemble du capital. Les épargnants concernés doivent impérativement conserver leurs relevés annuels et s'assurer que leur gestionnaire tient une comptabilité séparée des versements.
Quelles alternatives envisager après 70 ans ?
Plusieurs solutions permettent de continuer à épargner efficacement après 70 ans sans subir la perte de l'avantage fiscal. L'assurance-vie reste le véhicule le plus souple : les versements y sont libres, sans condition d'âge, et la fiscalité en cas de rachat partiel est plafonnée après huit ans de détention (abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple). Autre piste : concentrer les versements PER avant le seuil de 70 ans, en utilisant le report des plafonds non consommés sur cinq ans. Un contribuable qui anticipe ce basculement peut planifier un versement important à 69 ans en mobilisant tous ses reliquats de plafond. Nous détaillons par ailleurs les inconvénients d'un PER à connaître avant de verser.
Optimiser sa fiscalité PER en 2026 : les bonnes pratiques
Face à ces nouvelles règles, l'optimisation ne repose pas sur des promesses de gain mais sur la maîtrise de trois leviers fiscaux parfaitement légaux. Premier levier : le report de plafonds désormais étendu à cinq ans, qui offre une souplesse inédite pour concentrer les versements les années de forte TMI. Deuxième levier : le choix entre PFU et barème progressif à la sortie, qui doit être anticipé dès la phase de versement en fonction de votre TMI prévisible à la retraite. Troisième levier : le timing des versements avant 70 ans pour maximiser la déductibilité avant extinction de l'avantage fiscal.
💡 À noter : le plafond personnalisé figurant sur votre avis d'impôt 2026 (revenus 2025) est votre boussole. Il intègre automatiquement les reliquats des années antérieures, dans la limite des cinq nouveaux exercices de report. Consultez-le avant tout versement important.
Jouer sur le report de plafonds pour maximiser la déduction
Un salarié cadre imposé à 41 % qui n'a pas versé un euro sur son PER depuis 2022 dispose en 2026 d'un stock de plafonds non consommés : 2022, 2023, 2024 et 2025. Avec 80 000 € de revenus annuels, chaque millésime lui offre environ 8 000 € de capacité de déduction. Sur quatre ans, le total disponible atteint 32 000 €. En versant cette somme en 2026, il économise 13 120 € d'impôt (41 % × 32 000 €) tout en respectant le plafond global. L'extension à cinq ans permet désormais de remonter jusqu'aux plafonds 2021 (consommables jusqu'en 2026), ce qui était impossible avant la réforme. Seul bémol : un versement aussi massif doit s'accompagner d'une réflexion sur la liquidité, car les sommes restent bloquées jusqu'à la retraite.
Choisir entre déduction fiscale à l'entrée et avantage à la sortie
Le PER offre la possibilité de ne pas déduire les versements à l'entrée. Ce choix, définitif pour chaque versement, a un intérêt méconnu : à la sortie, seule la plus-value est taxée, et non le capital. Un contribuable en TMI 11 % aujourd'hui, qui prévoit d'être à 30 % à la retraite, peut préférer renoncer à une déduction modeste maintenant pour éviter une taxation lourde plus tard. L'arbitrage repose sur l'écart entre la TMI actuelle et la TMI future anticipée. Plus cet écart est faible, moins la déduction immédiate se justifie. L'option de non-déduction doit être explicitement cochée lors du versement, faute de quoi le gestionnaire applique le régime déductible par défaut.
Bonnes pratiques avant et après la retraite
À l'approche de 70 ans, concentrez les versements déductibles avant la date anniversaire fatidique. Mobilisez tous les reliquats de plafonds encore disponibles via le mécanisme de report sur cinq ans. Après 70 ans, basculez la logique : les versements perdant leur déductibilité, privilégiez d'autres enveloppes comme l'assurance-vie pour les nouveaux flux d'épargne. Au moment du départ en retraite, explorez les options de sortie du PER et comparez systématiquement capital et rente à l'aide du simulateur officiel des impôts. Pour les indépendants aux revenus fluctuants, le PER reste un outil de lissage fiscal puissant, à condition de bien calibrer les versements en fonction du bénéfice estimé. Consultez un professionnel agréé pour toute situation complexe, notamment en présence de plusieurs compartiments (individuel, collectif, obligatoire) ou en cas de projet de transmission.
Sources
- economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- presse.economie.gouv.fr
- boursorama.com
- epargne-entreprise.societegenerale.com
- gestionprivee.caisse-epargne.fr
- epargne-retraite-entreprises.bnpparibas.com
Fiche pratique
| PASS 2026 | 48 060 € (+2 % vs 2025) |
| Plafond déduction salariés 2026 | 10 % des revenus 2025, max 37 680 €, min 4 710 € |
| Plafond déduction TNS 2026 | 10 % des bénéfices 2025 + 15 % sur la fraction comprise entre 1 et 8 PASS |
| Taux global sortie capital (versements déduits) | 31,4 % = 12,8 % IR + 18,6 % PS |
| CSG placements (dont PER) | 10,6 % depuis le 1er janvier 2026 |
| Report plafonds non consommés | 5 ans (contre 3 auparavant) |
| Âge limite déductibilité | 70 ans (versements post-1er janvier 2026) |
| Simulateur officiel | impots.gouv.fr (avis d'imposition) |
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
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Questions sur la retraite
Quel est le plafond de déduction du PER pour 2026 ?
En 2026, le plafond de déduction des versements volontaires sur un PER est égal au plus élevé de ces deux montants : 10 % des revenus professionnels 2025 nets, plafonnés à 8 PASS 2025 (soit 37 680 €), ou 10 % du PASS 2025, soit 4 710 €. Le PASS 2026 s'établit à 48 060 € selon economie.gouv.fr.
Quel changement pour les impôts en 2026 ?
La loi de finances 2026 introduit trois changements majeurs pour la fiscalité du PER : la hausse du taux global de sortie en capital à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS), l'extension à cinq ans du report des plafonds de déduction non consommés, et la suppression de la déductibilité des versements effectués à partir de 70 ans.
Quelle est la fiscalité en cas de sortie en capital PER ?
Depuis le 1er janvier 2026, la sortie en capital d'un PER est soumise à un taux global de 31,4 % pour les versements déduits (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux). Pour les versements non déduits, seule la part de plus-values est taxée à 31,4 %. Le contribuable peut opter pour le barème progressif de l'IR.
Quels changements sont prévus pour le PER en 2026 ?
Quatre changements simultanés redessinent la fiscalité du PER en 2026 : le PASS passe à 48 060 € (+2 %), la CSG sur les placements grimpe de 9,2 % à 10,6 %, le report des plafonds non consommés est étendu à cinq ans, et les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
