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PER et CSG en 2026 : toutes les nouvelles règles fiscales expliquées

CSG à 10,6 %, flat tax à 31,4 %, fin de déduction après 70 ans : découvrez l'impact complet de la fiscalité du PER en 2026 sur vos versements

Isabelle PicardIsabelle Picard 16 min de lecture
PER et CSG 2026 : taux, nouvelles règles et impact
Fiscalité du PER 2026 : déduction, plafonds et sortie expliqués

Depuis le 1er janvier 2026, la CSG sur les gains des PER est passée de 9,2 % à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux totaux de 17,2 % à 18,6 % (impots.gouv.fr, 2026). Combiné à la flat tax relevée à 31,4 %, le taux global d'imposition à la sortie en capital augmente de 1,4 point. La CSG déductible du revenu global reste fixée à 6,8 %.

La fiscalité du PER connaît trois modifications majeures en 2026. La CSG sur les revenus du capital grimpe à 10,6 %, la flat tax atteint 31,4 %, et les versements après 70 ans perdent leur caractère déductible. Ces changements, issus de la loi de finances pour 2026, touchent tous les détenteurs de Plan d'épargne retraite, qu'il soit assurantiel ou bancaire. Voici l'impact chiffré de chaque mesure, et ce que vous pouvez concrètement en attendre sur votre épargne retraite.

En bref

  • La CSG sur les gains du PER est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026, soit +1,4 point
  • Les prélèvements sociaux totaux atteignent 18,6 % et le PFU global 31,4 % en 2026
  • Tous les PER (assurantiels comme bancaires) sont concernés par la hausse, sans exception
  • Après 70 ans, les versements volontaires ne sont plus déductibles du revenu imposable
  • La part de CSG déductible reste à 6,8 %, inchangée, ce qui atténue partiellement l'impact fiscal

Ce que la loi de finances 2026 change pour votre PER

La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 apporte trois modifications qui concernent directement les titulaires d'un Plan d'épargne retraite. Aucun contrat n'y échappe : PER individuel, PER d'entreprise collectif ou obligatoire, la réforme s'applique à tous.

Première mesure, la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital. Deuxième mesure, le relèvement du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) : la "flat tax" : de 30 % à 31,4 % (entreprendre.service-public.gouv.fr, février 2026). Troisième mesure, la suppression de la déductibilité fiscale des versements effectués après le 70ᵉ anniversaire du titulaire.

Ces trois évolutions sont entrées en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026. Elles figuraient parmi les mesures de rendement du budget 2026, destinées à renforcer le financement de la Sécurité sociale. L'impact sur l'épargne retraite est direct, mais il n'est pas uniforme : tout dépend de la phase dans laquelle se trouve votre PER : versement, détention ou sortie.

Hausse de la CSG : de 9,2 % à 10,6 % sur les revenus du capital

Le taux de CSG applicable aux revenus du capital, donc aux gains générés par votre PER, est passé de 9,2 % à 10,6 % au 1ᵉʳ janvier 2026 (epargne-entreprise.societegenerale.com, janvier 2026). Cette hausse de 1,4 point s'ajoute aux autres prélèvements sociaux : CRDS (0,5 %), prélèvement de solidarité (7,5 %) et contribution additionnelle de solidarité : pour porter le total de 17,2 % à 18,6 %.

La mesure vise l'ensemble des produits financiers soumis aux prélèvements sociaux : intérêts, dividendes, plus-values. Pour le PER, ce sont les gains réalisés à la sortie : en capital ou en rente : qui sont directement frappés. Les versements, eux, ne sont pas concernés : la CSG ne s'applique qu'aux produits, pas au capital investi.

Flat tax relevée à 31,4 % : qui est concerné ?

Le PFU, qui combine impôt sur le revenu (12,8 %) et prélèvements sociaux (18,6 % depuis janvier 2026), s'établit désormais à 31,4 % (entreprendre.service-public.gouv.fr, février 2026). Cette augmentation résulte mécaniquement de la hausse de la CSG : la part IR de la flat tax, elle, reste inchangée à 12,8 %.

Le PFU à 31,4 % s'applique par défaut aux gains issus d'un PER lors d'une sortie en capital. Les épargnants conservent toutefois la possibilité d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option peut s'avérer plus intéressante pour les contribuables situés dans les tranches basses du barème. Notre guide détaillé sur le déblocage du PER vous aide à y voir plus clair sur ce choix.

Fin de la déductibilité des versements après 70 ans

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les versements volontaires effectués sur un PER après les 70 ans du titulaire restent possibles, mais ne sont plus déductibles du revenu imposable (service-public.gouv.fr, avril 2026). Cette disposition figure à l'article 9 de la loi de finances pour 2026.

Avant cette réforme, un épargnant de plus de 70 ans pouvait encore réduire son revenu imposable en alimentant son PER. La suppression de cet avantage fiscal modifie la stratégie d'épargne retraite pour cette tranche d'âge. En pratique, le PER perd une partie de son attractivité pour les septuagénaires, même si le capital continue de fructifier dans un cadre fiscal différé jusqu'à la sortie.

Taux CSG 2026 sur le PER : tableau comparatif avant/après

Pour mesurer l'impact de la réforme, il faut distinguer trois taux qui évoluent en 2026 : la CSG elle-même, les prélèvements sociaux totaux, et le PFU global. Le tableau ci-dessous résume les valeurs avant et après la loi de finances.

Nous détaillons ce point dans augmentation csg 2026 et per : l'impact réel des 18,6 %.

Sur le même sujet, notre article fiscalité per 2026 : plafonds, csg à 10,6 % et règle complète cette analyse.

Nous détaillons ce point dans plafond versement per 2026 calcul montants et déduction.

Sur le même sujet, notre article csg retraite 2026 : barème, 4 taux et nouveaux seuils complète cette analyse.

Nous détaillons ce point dans taux de csg sur votre retraite en 2026 : barème, seuils.

PrélèvementAvant 2026Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026
Taux CSG sur les revenus du capital9,2 %10,6 %
Prélèvements sociaux totaux17,2 %18,6 %
PFU (flat tax) global30,0 %31,4 %
CSG déductible du revenu global6,8 %6,8 % (inchangé)

L'augmentation de 1,4 point de la CSG se répercute intégralement dans les prélèvements sociaux totaux et dans le PFU. Mais elle ne modifie pas la part de CSG déductible du revenu global, qui reste fixée à 6,8 % (impots.gouv.fr, 2026). Cette stabilité est importante pour les épargnants qui déduisent leurs versements : le mécanisme de déduction à l'entrée ne change pas.

Concrètement, si vous êtes encore en phase de versement sur votre PER, la déduction fiscale dont vous bénéficiez sur vos cotisations n'est pas affectée par la hausse de CSG. C'est uniquement à la sortie : lorsque vous récupérez votre capital ou votre rente : que l'augmentation s'applique, sur la fraction correspondant aux gains.

PER assurantiel et PER bancaire : tous concernés

Un flottement a existé début 2026 sur le sort des PER assurantiels. Certains acteurs du marché avaient initialement indiqué que les contrats d'assurance retraite pourraient échapper à la hausse. La DGFiP a rapidement clarifié la situation : tous les PER, qu'ils soient de nature assurantielle ou bancaire, sont assujettis au nouveau taux de CSG de 10,6 % (previssima.fr, janvier 2026).

La distinction entre PER assurantiel et PER bancaire : le premier étant un contrat d'assurance de groupe, le second un compte-titres : n'a donc aucune incidence sur le taux de CSG appliqué. Les gains des deux types de contrats subissent la même augmentation de 1,4 point.

La part de CSG déductible reste à 6,8 %

Parmi les 10,6 % de CSG prélevés sur les gains du PER, une fraction de 6,8 % reste déductible du revenu imposable de l'année de perception (impots.gouv.fr, 2026). Cette règle, inchangée en 2026, permet d'atténuer l'impact de la hausse pour les contribuables imposés dans les tranches supérieures.

Le mécanisme fonctionne ainsi : si vous percevez 10 000 € de gains soumis à 10,6 % de CSG, vous subissez un prélèvement de 1 060 €. Mais vous pouvez déduire 680 € de votre revenu global imposable l'année suivante (10 000 € × 6,8 %). Pour un contribuable à la tranche marginale de 30 %, cela représente une économie d'impôt de 204 €, réduisant l'impact net de la CSG.

Cas pratique chiffré : combien la hausse CSG coûte-t-elle réellement ?

Prenons un exemple concret pour chiffrer l'effet de la hausse de CSG. Ce scénario est une illustration : il ne constitue pas un conseil personnalisé, chaque situation fiscale étant unique.

Un épargnant de 55 ans détient un PER sur lequel il a accumulé 50 000 € de gains (plus-values et intérêts capitalisés). Il décide de sortir en capital et de récupérer l'intégralité de son épargne.

En 2025, les prélèvements sociaux de 17,2 % appliqués à ces gains auraient représenté 8 600 €. En 2026, avec le taux de 18,6 %, la facture passe à 9 300 €. La hausse de CSG lui coûte donc 700 € supplémentaires sur cette opération.

Le calcul est simple : 50 000 € × (18,6 % − 17,2 %) = 50 000 € × 1,4 % = 700 €. Cette somme vient s'ajouter à l'impôt sur le revenu (12,8 % dans le cadre du PFU, soit 6 400 €) et ne prend pas en compte l'effet atténuateur de la CSG déductible. Pour un épargnant dont l'encours de gains est plus modeste, l'impact sera proportionnellement plus faible. Pour un PER lourdement garni, l'addition peut se chiffrer en milliers d'euros.

Scénario : sortie en capital avec 50 000 € de gains

Sur 50 000 € de gains, la sortie en capital en 2025 (PFU à 30 %) générait 15 000 € de prélèvements totaux (6 400 € d'IR + 8 600 € de PS). En 2026, avec le PFU à 31,4 %, ce total monte à 15 700 € (6 400 € d'IR + 9 300 € de PS). L'écart est de 700 €, intégralement dû aux prélèvements sociaux.

Le détail année par année :

  • Sortie en 2025 : 50 000 € × 30 % = 15 000 € de prélèvements
  • Sortie en 2026 : 50 000 € × 31,4 % = 15 700 € de prélèvements
  • Surcoût : 700 €

Le capital investi, lui, n'est jamais soumis aux prélèvements sociaux ni à l'impôt sur le revenu dans le cadre du PER (il l'a déjà été au moment du versement, sauf s'il a été déduit). Seuls les gains sont fiscalisés à la sortie.

L'option barème vs flat tax : quelle différence en 2026 ?

L'option pour le barème progressif reste ouverte en 2026. Elle peut réduire la note fiscale pour les contribuables dont la tranche marginale d'imposition est inférieure à 12,8 %. Dans ce cas, les gains sont ajoutés aux autres revenus et taxés au taux correspondant à la tranche du foyer.

Un contribuable situé dans la tranche à 11 % (revenu imposable entre 11 601 € et 29 579 €, barème 2025 applicable en 2026) paiera 11 % d'IR sur ses gains au lieu de 12,8 %. Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas : l'option barème ne les efface pas. L'économie potentielle se limite donc à 1,8 point d'IR (12,8 % − 11 %), soit 900 € sur 50 000 € de gains. Avant de trancher, utilisez le simulateur de taux CSG retraite 2026 pour estimer votre situation précise.

Plafonds de déduction des versements sur le PER en 2026

La déductibilité des versements volontaires sur un PER reste l'un de ses principaux atouts pour les actifs. En 2026, les plafonds sont inchangés dans leur mécanisme, mais deux évolutions méritent l'attention : le montant maximal déductible et la durée de report des plafonds non utilisés.

Pour un salarié, le plafond de déduction est égal au plus élevé des deux montants suivants :

  • 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels de l'année précédente (N−1), dans la limite de 8 PASS
  • 10 % du PASS, soit un plancher minimal de 4 806 € pour les versements effectués en 2026 (fiscaloo.fr, 2026)

Le plafond maximal s'établit à 38 448 € (10 % × 8 PASS, soit 10 % × 384 480 €) pour les versements 2026. Ces montants s'apprécient au niveau du foyer fiscal : le plafond non utilisé par un conjoint peut être mutualisé.

L'extension du report des plafonds non utilisés constitue la nouveauté 2026. Auparavant limité à trois ans, ce report passe à cinq ans (epargne-entreprise.societegenerale.com, mars 2026). Un salarié qui n'a pas saturé son enveloppe de déduction en 2022 peut donc encore l'utiliser jusqu'en 2027, ce qui offre une souplesse bienvenue pour lisser les versements dans le temps. Pour approfondir, consultez le nouveau plafond PER pour défiscaliser en 2026.

10 % des revenus ou plancher PASS : comment calculer votre plafond

Le calcul du plafond s'effectue sur les revenus nets de l'année N−1. Pour les versements réalisés en 2026, vous prenez vos revenus d'activité 2025 (salaires, BIC, BNC) après abattement de 10 % pour frais professionnels ou déduction des frais réels.

Si ce montant est inférieur à 4 806 €, le plancher PASS s'applique automatiquement : vous pouvez déduire jusqu'à 4 806 € même avec des revenus modestes. À l'inverse, un cadre dirigeant déclarant 200 000 € de revenus nets en 2025 peut déduire jusqu'à 20 000 € (10 % × 200 000 €), dans la limite du plafond absolu de 38 448 €.

Incluez dans votre calcul les abondements employeur éventuels sur un PER d'entreprise : ils consomment votre plafond comme vos versements personnels.

Report des plafonds non utilisés : la nouveauté 2026

Jusqu'en 2025, un plafond de déduction non utilisé une année pouvait être reporté sur les trois années suivantes. La loi de finances pour 2026 étend cette faculté à cinq années (epargne-entreprise.societegenerale.com, mars 2026).

Concrètement, un épargnant disposant d'un plafond de 10 000 € en 2023 et n'ayant versé que 4 000 € peut désormais reporter les 6 000 € restants jusqu'en 2028. Cette extension facilite les stratégies de versement différé : par exemple, concentrer ses cotisations sur les années de hauts revenus pour maximiser l'économie d'impôt, tout en conservant la possibilité d'utiliser les plafonds antérieurs sur une période plus longue. Attention toutefois : passé 70 ans, tout nouveau versement perd sa déductibilité, même s'il mobilise un plafond antérieur non utilisé.

Erreur courante à éviter : croire que son PER assurantiel est exempté de la hausse CSG

En janvier 2026, une information a circulé selon laquelle les PER assurantiels : contrats d'assurance de groupe régis par le Code des assurances : pourraient échapper à la hausse de la CSG. Cette distinction trompeuse a semé le doute chez de nombreux épargnants.

La DGFiP a mis fin à l'incertitude quelques semaines plus tard : tous les PER, sans exception, sont soumis au nouveau taux de 10,6 % (previssima.fr, janvier 2026). Le critère juridique du contrat : assurance ou compte-titres : n'entre pas en ligne de compte. La loi de finances n'a prévu aucune exonération ni régime dérogatoire.

Ce qui peut prêter à confusion : la CSG s'applique sur les gains, pas sur le capital. Un PER récent dont les gains sont encore faibles subira mécaniquement un prélèvement modeste. Mais le taux applicable reste bien de 10,6 %. Aucune démarche individuelle ne permet de s'y soustraire, et la CSG déductible à 6,8 % constitue le seul mécanisme d'atténuation. Vérifiez la nature exacte de votre contrat pour anticiper la fiscalité à la sortie : notre article sur la fiscalité et les options de sortie du PER à la retraite détaille les calculs selon chaque situation.

Stratégie : adapter ses versements sur le PER face à la nouvelle fiscalité 2026

La fiscalité 2026 du PER n'efface pas ses atouts, mais elle en redessine les contours. Pour un actif de moins de 70 ans, la déduction à l'entrée conserve toute sa puissance, surtout en tranche marginale élevée. Pour un futur retraité, la sortie en capital taxée à 31,4 % mérite d'être comparée à l'option barème progressif.

Trois axes à examiner selon votre profil.

  • Vous êtes en phase de versement : la déduction fiscale de vos cotisations reste intacte. Profitez du report étendu à cinq ans pour lisser vos versements sur les années de plus forte imposition. L'absence de déductibilité après 70 ans rend les versements tardifs moins attractifs, sauf à miser sur la capitalisation interne du contrat.
  • Vous approchez de la retraite : la hausse de CSG alourdit la note à la sortie. Si vos gains sont importants, comparez systématiquement le PFU à 31,4 % et le barème progressif. Un contribuable non imposable ou à 11 % a tout intérêt à opter pour le barème. Notre simulateur de taux CSG retraite vous donne une première estimation.
  • Vous avez plus de 70 ans : les versements ne sont plus déductibles. Le PER reste un outil de capitalisation, mais son intérêt fiscal à l'entrée disparaît. Comparez avec d'autres enveloppes comme l'assurance-vie, dont la fiscalité sur les gains après 8 ans peut s'avérer plus douce.

Quelle que soit votre situation, un point reste à vérifier avant tout versement important : le plafond de déduction disponible, qui conditionne l'économie d'impôt réelle. Consultez le nouveau plafond PER pour défiscaliser en 2026 pour faire le calcul.

Versements avant 70 ans : la déduction reste avantageuse

La déductibilité des versements volontaires reste le principal moteur fiscal du PER. Pour un contribuable à la tranche marginale de 41 %, chaque euro versé (dans la limite du plafond) génère une économie d'impôt de 41 centimes. La CSG à 10,6 % n'intervient qu'à la sortie, sur les seuls gains.

L'arbitrage est donc le suivant : l'économie d'impôt immédiate compense-t-elle la fiscalité future alourdie ? Pour un contribuable fortement imposé aujourd'hui et anticipant une baisse de revenus à la retraite, la réponse est généralement positive. Le report sur cinq ans des plafonds non utilisés permet d'optimiser le calendrier des versements en les concentrant sur les années de plus forte pression fiscale.

Sortie en capital ou en rente : peser l'impact de la flat tax à 31,4 %

La sortie en rente viagère est soumise au barème progressif après un abattement spécifique (variable selon l'âge). La sortie en capital, elle, déclenche le PFU à 31,4 % par défaut, avec option possible pour le barème (entreprendre.service-public.gouv.fr, février 2026).

L'option barème est à privilégier si votre taux marginal d'imposition est inférieur à 12,8 %. Dans la tranche à 0 % ou 11 %, le gain est immédiat. Même à 30 %, l'écart avec la flat tax est marginal (la CSG déductible jouant un rôle d'amortisseur). Au-delà, le PFU reste plus favorable. Dans tous les cas, les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent sans alternative possible. Notre analyse complète du déblocage PER vous aide à choisir entre capital et rente.

Fiche pratique

CSG avant 20269,2 % (epargne-entreprise.societegenerale.com)
CSG depuis le 1er janvier 202610,6 %
Prélèvements sociaux totaux 202618,6 % (impots.gouv.fr)
PFU (flat tax) 202631,4 % (entreprendre.service-public.gouv.fr)
CSG déductible6,8 % (inchangé)
Plafond max déduction PER 202638 448 € (10 % × 8 PASS)
Plancher déduction PER 20264 806 € (10 % du PASS)
Report plafonds non utilisés5 ans (contre 3 ans auparavant)
Déductibilité après 70 ansSupprimée depuis le 1er janvier 2026
Base légaleArticle 9, loi n° 2026-103 du 19 février 2026

Sources

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions sur la retraite

Quel sera le taux de la CSG sur les PER en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le taux de CSG applicable aux gains des PER est de 10,6 %, contre 9,2 % en 2025. Cette hausse de 1,4 point a été instaurée par la loi de finances pour 2026. Elle concerne tous les PER, qu'ils soient assurantiels ou bancaires, sans exception.

Quel taux de CSG pour 2026 ?

Le taux de CSG sur les revenus du capital (intérêts, dividendes, plus-values) est fixé à 10,6 % pour 2026. Les prélèvements sociaux totaux s'élèvent à 18,6 %, incluant la CRDS (0,5 %), le prélèvement de solidarité (7,5 %) et les contributions additionnelles. Pour l'épargne retraite, ce taux s'applique uniquement aux gains, pas au capital investi.

Qu'est-ce qui va changer pour les impôts en 2026 ?

Trois changements majeurs affectent la fiscalité de l'épargne retraite en 2026 : la CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %, la flat tax (PFU) est relevée de 30 % à 31,4 %, et les versements sur le PER effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. En revanche, la CSG déductible reste inchangée à 6,8 %.

Quel est le montant de la CSG déductible en 2026 ?

La part de CSG déductible du revenu global reste fixée à 6,8 % en 2026. Cette fraction est inchangée malgré la hausse du taux facial de CSG de 9,2 % à 10,6 %. Concrètement, sur 10 000 € de gains soumis à la CSG, un épargnant peut déduire 680 € de son revenu imposable, ce qui réduit l'impact net de la hausse pour les contribuables imposés.