Hausse de la CSG sur le PER en 2026 : ce qui change concrètement
Hausse CSG PER 2026 : taux passé à 10,6 %, flat tax à 31,4 %. Qui est concerné, quels placements y échappent, et quel impact chiffré sur vos sorties

Au 1er janvier 2026, la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux globaux de 17,2 % à 18,6 % et la flat tax (PFU) de 30 % à 31,4 %. Cette hausse, introduite par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, s'applique aux gains des PER, de l'assurance-vie et des dividendes. Les rentes viagères à titre gratuit issues du compartiment obligatoire du PER sont toutefois exclues du nouveau taux.
La CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026, entraînant une hausse mécanique de la flat tax à 31,4 % (entreprendre.service-public.gouv.fr, février 2026). Cette réforme, inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, modifie la fiscalité de sortie du PER, de l'assurance-vie et de nombreux placements. Voici qui paie réellement plus, quels supports sont épargnés, et l'erreur de timing que certains épargnants ont commise en précipitant un rachat.
Ce que la LFSS 2026 a réellement changé sur la CSG
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée fin 2025, a relevé le taux de CSG applicable aux revenus du capital. Concrètement, le taux est passé de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 (boss.gouv.fr, mai 2026). Cette augmentation de 1,4 point n'est pas anodine : elle touche directement les gains générés par l'épargne retraite. Le taux global des prélèvements sociaux (CSG + CRDS + prélèvement de solidarité) grimpe ainsi de 17,2 % à 18,6 % (Que Choisir, janvier 2026). Conséquence directe, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), communément appelé flat tax, est recomposé mécaniquement. Il atteint désormais 31,4 %, contre 30 % auparavant, en additionnant les 12,8 % d'impôt sur le revenu et les 18,6 % de prélèvements sociaux (entreprendre.service-public.gouv.fr, février 2026). Cette hausse s'inscrit dans une logique de financement de la Sécurité sociale et répond à l'amendement 1104 intégré au texte de la LFSS. Elle ne concerne que certains types de revenus du capital, ce qui crée une distinction importante entre les placements touchés et ceux qui restent à l'écart. Pour l'épargnant détenteur d'un PER, la question centrale est simple : mes gains seront-ils ponctionnés à hauteur de 31,4 % au moment du déblocage ? La réponse dépend du compartiment du PER et du mode de sortie choisi.
Pour en savoir plus sur l'impact de cette réforme sur l'épargne retraite, consultez notre article détaillé sur la fiscalité du PER et la CSG en 2026.
De 9,2 % à 10,6 % : le détail de la hausse de 1,4 point
Jusqu'au 31 décembre 2025, la CSG applicable aux revenus du capital s'élevait à 9,2 %. La LFSS 2026 a relevé ce taux à 10,6 %, soit une hausse brute de 1,4 point (boss.gouv.fr, mai 2026). Rapporté au taux global des prélèvements sociaux, l'écart est identique : 18,6 % au lieu de 17,2 %. Ce point de bascule, effectif depuis le 1er janvier 2026, s'applique à tous les gains réalisés après cette date. Les gains accumulés antérieurement ne sont pas rétroactivement concernés, mais tout rachat ou dénouement effectué en 2026 subit le nouveau taux pour la part des intérêts et plus-values. À noter que la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS, 0,5 %) et le prélèvement de solidarité (7,5 %) restent inchangés. Seule la CSG a bougé, mais son poids dans l'addition finale suffit à modifier significativement le prélèvement total.
Flat tax à 31,4 % : comment le PFU est recomposé (12,8 % IR + 18,6 % PS)
La flat tax, ou PFU, instaurée en 2018, additionne un taux forfaitaire d'impôt sur le revenu et le taux global des prélèvements sociaux. Depuis le 1er janvier 2026, cette addition évolue : 12,8 % d'IR forfaitaire + 18,6 % de prélèvements sociaux = 31,4 % (entreprendre.service-public.gouv.fr, février 2026). Pour un gain de 10 000 € sur un PER, la différence avec l'ancien taux de 30 % représente 140 € supplémentaires prélevés. Ce chiffre, modeste en apparence, peut peser lourd sur des encours significatifs. Un épargnant qui détient 80 000 € de plus-values latentes sur son PER verra sa note fiscale augmenter de 1 120 € par rapport au régime antérieur. À l'inverse, pour les contribuables fortement imposés qui optaient pour le barème progressif plutôt que le PFU, l'analyse est différente : le choix entre barème et flat tax doit intégrer ce nouveau taux de prélèvements sociaux de 18,6 %, qui s'applique dans les deux cas.
Quels placements sont touchés : et lesquels y échappent ?
La hausse de la CSG ne frappe pas uniformément tous les supports d'épargne. La LFSS 2026 cible les revenus du capital de certains placements, tandis que d'autres conservent leur régime antérieur. Le tableau ci-dessous synthétise cette distinction, souvent mal comprise. Les placements concernés voient leurs prélèvements sociaux passer à 18,6 %. Figurent dans cette catégorie les gains issus du PER (compartiment individuel et collectif), de l'assurance-vie (fonds euros et unités de compte), des dividendes d'actions, des PEE et des PERCO (Que Choisir, janvier 2026 ; Boursorama, février 2026). Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) et le PEA sont en revanche exclus de cette augmentation. Leur fiscalité propre n'intègre pas cette CSG à 10,6 %. L'épargnant qui détient à la fois un PER et un PEA subit donc la hausse sur le premier, pas sur le second. Cette asymétrie peut influencer les stratégies d'arbitrage entre enveloppes fiscales.
Cette situation souligne l'importance d'un guide complet sur le plan épargne retraite pour bien comprendre les tenants et aboutissants.
PER assurantiel : la confirmation tardive de la DGFiP
Une ambiguïté a plané début 2026 sur le sort du PER assurantiel. Certains acteurs du marché estimaient que ce type de contrat, par nature assurantiel, échapperait à la hausse de la CSG applicable aux revenus du capital. La DGFiP a levé le doute au printemps 2026 : le PER assurantiel est bien concerné par le nouveau taux de 10,6 %, au même titre que le PER bancaire (source DGFiP, confirmée par plusieurs gestionnaires de contrats). Les gains issus des fonds euros comme des unités de compte logés dans un PER assurantiel seront donc soumis à la flat tax de 31,4 % lors du déblocage, sauf exception pour les rentes viagères à titre gratuit du compartiment obligatoire. Cette confirmation a douché les espoirs de niche fiscale que certains épargnants avaient cru déceler.
Assurance-vie, dividendes, PEE, PERCO : le tableau récapitulatif
Au-delà du PER, la hausse de la CSG à 10,6 % concerne l'assurance-vie (rachats donnant lieu à imposition des gains), les dividendes d'actions détenus en compte-titres, les PEE et les PERCO. Pour ces supports, le taux global des prélèvements sociaux atteint désormais 18,6 %. Le PEA ne subit pas cette hausse, car ses gains bénéficient d'un régime propre. Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) demeurent totalement exonérés de prélèvements sociaux. Les intérêts des obligations et des fonds obligataires, ainsi que les plus-values immobilières des particuliers, sont également impactés. Il n'existe pas d'échappatoire générale : si le gain est qualifié de revenu du capital au sens de la LFSS 2026, la CSG à 10,6 % s'applique.
Rentes viagères à titre gratuit du compartiment obligatoire : l'exception à retenir
Parmi les rares exclusions figurent les rentes viagères à titre gratuit (RVATG) issues du compartiment épargne retraite obligatoire du PER. La DGFiP a confirmé que ces rentes, versées sans contrepartie contributive directe, ne subissent pas le relèvement de la CSG à 10,6 %. Elles restent soumises au taux antérieur de prélèvements sociaux. Cette exception, bien que circonscrite à une catégorie précise de bénéficiaires, constitue un point d'attention pour les salariés couverts par un PER d'entreprise obligatoire. En revanche, pour les sorties en rente relevant de l'article 82 du CGI, le taux des prélèvements sociaux passe de 18,2 % à 19,6 % (Esalia, Société Générale, janvier 2026). L'écart est net selon le compartiment d'origine des sommes.
L'essentiel
- La CSG sur les revenus du capital passe à 10,6 %, portant la flat tax à 31,4 % au 1er janvier 2026.
- Les gains du PER et de l'assurance-vie subissent le nouveau taux, sauf exception des RVATG du compartiment obligatoire.
- Un rachat anticipé hors motif légal expose à une fiscalité pouvant dépasser 48 % du gain.
- Les seuils CSG/CRDS retraite ont été revalorisés de 1,8 %, modifiant le taux applicable pour certains retraités modestes.
- Comparer sortie en capital (31,4 %) et en rente (19,6 % pour l'art. 82) reste un arbitrage individuel complexe.
Taux CSG retraite 2026 : barème et seuils selon votre revenu fiscal
Ne confondez pas la CSG sur les revenus du capital (celle qui impacte le PER) et la CSG sur les pensions de retraite. Cette dernière obéit à un barème progressif basé sur le revenu fiscal de référence (RFR). Quatre taux coexistent : exonération totale (0 %), taux réduit (3,8 %), taux médian (6,6 %) et taux normal (8,3 %), auxquels s'ajoute la CRDS de 0,5 % pour les assujettis. En 2026, les seuils de ce barème ont été revalorisés de 1,8 % (lassuranceretraite.fr, janvier 2026), suivant l'évolution des prix à la consommation. Pour consulter le barème complet de la CSG retraite, l'article dédié détaille chaque seuil et taux applicable.
Pour une compréhension approfondie des différents taux et seuils, nous vous invitons à consulter notre article sur le taux de CSG sur votre retraite en 2026.
RFR et taux applicable : les seuils 2026 en un coup d'œil
Pour une personne seule (1 part fiscale) résidant en métropole, l'exonération totale de CSG s'applique lorsque le RFR 2023 est inférieur à 12 818 € et le RFR 2024 inférieur à 13 048 € (retraitesdeletat.gouv.fr). Au-delà, le taux réduit de 3,8 %, puis le taux médian de 6,6 % et le taux normal de 8,3 % s'appliquent par paliers. Ces seuils sont majorés pour les couples et les personnes avec enfants à charge. Le taux de CSG appliqué à votre pension de retraite est indiqué chaque année sur votre titre de pension. Pour une simulation personnalisée, le simulateur officiel disponible sur le site de l'Assurance retraite permet d'estimer précisément votre taux en fonction de votre situation fiscale.
Seuils CSG/CRDS revalorisés de 1,8 % : ce que ça signifie pour les petites pensions
La revalorisation de 1,8 % des seuils CSG/CRDS en 2026 (lassuranceretraite.fr, janvier 2026) signifie que certains retraités modestes, dont le RFR dépassait légèrement les anciens plafonds, peuvent basculer vers un taux plus favorable, voire vers l'exonération totale. Concrètement, un célibataire dont le RFR 2024 s'établit à 13 100 € était soumis au taux réduit de 3,8 % en 2025. Avec le nouveau seuil d'exonération à 13 048 €, il demeure légèrement au-dessus. En revanche, un retraité dont le RFR 2024 atteint 12 900 € bascule en exonération totale. Ces ajustements, bien que modestes en apparence, modifient le reste à vivre de plusieurs dizaines d'euros par mois pour les petites pensions.
Cas pratique chiffré : sortie en capital vs rente sur un PER en 2026
Prenons un cas concret : un épargnant de 62 ans, liquidant sa retraite en 2026, détient un PER sur lequel il a accumulé 50 000 € de gains (plus-values et intérêts) après des années de versements. Il hésite entre une sortie en capital et une sortie en rente. L'enjeu fiscal est immédiat. En sortie en capital, le PFU à 31,4 % s'applique sur l'intégralité des 50 000 € de gains, soit un prélèvement total de 15 700 € (dont 9 300 € de prélèvements sociaux à 18,6 % et 6 400 € d'IR forfaitaire à 12,8 %). Pour une analyse plus approfondie de l'impact chiffré de la hausse de la CSG 2026 sur votre PER, un article dédié en détaille tous les mécanismes.
Pour une analyse complète de l'impact de l'augmentation de la CSG 2026 et du PER, n'hésitez pas à consulter notre article dédié à l'augmentation CSG 2026 et PER.
Scénario : 50 000 € de gains, sortie en capital : ce que vous payez réellement
Avec un PFU à 31,4 %, un gain de 50 000 € sur un PER débouche sur un impôt total de 15 700 €. Le capital perçu après fiscalité atteint donc 34 300 € nets de prélèvements. Comparé à l'ancien PFU à 30 %, cette sortie coûte 700 € supplémentaires. Ce calcul reste valable si la totalité des gains provient du compartiment individuel ou du compartiment collectif (hors rentes viagères à titre gratuit du compartiment obligatoire). L'option pour le barème progressif de l'IR peut, dans certains cas, atténuer cette ponction : un épargnant dont la tranche marginale d'imposition est inférieure à 12,8 % aurait intérêt à renoncer au PFU pour être imposé à son taux marginal, tout en subissant les prélèvements sociaux de 18,6 %.
Sortie en rente : quand la fiscalité peut rester plus favorable
L'autre option consiste à convertir le capital en rente viagère. La fiscalité varie alors selon le compartiment d'origine. Pour les rentes issues de versements volontaires, le régime de l'article 82 du CGI s'applique avec des prélèvements sociaux passés à 19,6 % (Esalia, janvier 2026), auxquels s'ajoute l'IR sur une fraction de la rente (abattement de 30 % à 70 % selon l'âge du crédirentier au moment de l'entrée en jouissance). Pour les rentes viagères à titre gratuit du compartiment obligatoire, le taux de prélèvements sociaux demeure inchangé et inférieur à 18,6 %. L'arbitrage entre capital et rente ne se résume pas à comparer 31,4 % et 19,6 % : l'espérance de vie, les besoins de liquidité immédiate et la situation fiscale globale du contribuable entrent en ligne de compte.
L'erreur courante à éviter : précipiter un rachat pour échapper à la hausse
Début 2026, des épargnants inquiets ont cherché à débloquer leur PER en urgence, croyant pouvoir échapper à la nouvelle CSG en agissant vite. Cette précipitation repose sur une méprise : la hausse s'applique à tout rachat effectué après le 1er janvier 2026, quelle que soit la date d'accumulation des gains. Agir dans l'urgence n'a donc aucun effet d'évitement. Pire, si le déblocage est demandé hors des cas légaux (retraite, invalidité, décès du conjoint, expiration des droits chômage, surendettement, acquisition de la résidence principale), l'épargnant s'expose à une fiscalité alourdie. Les cas de déblocage anticipé sont strictement encadrés par la loi Pacte. Un article complet détaille le taux de la CSG sur le PER en 2026 et son impact sur vos sorties.
Pour comprendre les implications fiscales de ce changement, un article complet sur la CSG sur le PER en 2026 : taux à 10,6 %, prélèvements est à votre disposition.
Un article complet détaille les conditions de déblocage du PER retraite et son imposition pour vous aider à y voir plus clair.
Déblocage anticipé hors motif légal : la double pénalité fiscale
Tenter de retirer son épargne PER en dehors des cinq motifs légaux expose à une double sanction. Les gains sont alors imposés au barème progressif de l'IR, sans l'abattement ni le taux forfaitaire réduit prévus pour les déblocages réguliers. Les prélèvements sociaux de 18,6 % s'ajoutent intégralement. Résultat : un épargnant dont la tranche marginale atteint 30 % peut voir sa facture fiscale grimper à près de 48,6 % (30 % IR + 18,6 % PS), sans aucun plafonnement par le PFU. À titre de comparaison, ce même gain aurait été taxé à 31,4 % dans le cadre d'un déblocage légal en capital. L'erreur de timing, combinée à l'absence de motif légitime, coûte très cher.
Ce qu'il faut vérifier avant tout mouvement sur votre PER en 2026
Avant d'envisager un rachat ou un arbitrage sur un PER, vérifiez trois points. D'abord, votre situation au regard des cas de déblocage : êtes-vous effectivement en situation de retraite, ou remplissez-vous l'un des quatre autres motifs légaux ? Ensuite, l'horizon de votre sortie : si vous n'avez pas besoin des fonds immédiatement, une sortie progressive en capital répartie sur plusieurs années peut lisser l'impact fiscal. Enfin, la nature des sommes concernées : les gains sont les seuls à supporter la CSG à 10,6 % ; le capital investi, lui, n'est pas imposé. Ces vérifications simples évitent des décisions précipitées dont le coût fiscal peut être significatif, bien au-delà de la hausse de la CSG elle-même.
Sources
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- lassuranceretraite.fr
- legifrance.gouv.fr
- quechoisir.org
- boursorama.com
Fiche pratique
| CSG revenus du capital (2026) | 10,6 % (contre 9,2 % avant 2026) |
| Prélèvements sociaux globaux (2026) | 18,6 % (contre 17,2 % avant 2026) |
| Flat tax / PFU (2026) | 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) |
| Rentes art. 82 du CGI (2026) | 19,6 % de prélèvements sociaux |
| Seuil exonération CSG retraite (1 part, métropole) | RFR 2024 < 13 048 € |
| Revalorisation seuils CSG/CRDS 2026 | +1,8 % |
| Source législative | LFSS 2026 : service-public.fr / legifrance.gouv.fr |
| Simulateur CSG retraite | disponible sur retraitesdeletat.gouv.fr |
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
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Questions sur la retraite
Est-ce que la CSG augmente en 2026 ?
Oui. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé le taux de CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026, soit une hausse de 1,4 point. Les prélèvements sociaux globaux atteignent désormais 18,6 %, et la flat tax passe de 30 % à 31,4 %. La CSG sur les pensions de retraite, elle, n'a pas vu son taux modifié, mais les seuils du barème ont été revalorisés de 1,8 %.
Comment connaître mon taux de CSG sur ma retraite en 2026 ?
Le taux de CSG appliqué à votre pension de retraite dépend de votre revenu fiscal de référence (RFR). Il figure sur votre titre de pension annuel. Vous pouvez aussi utiliser le simulateur officiel disponible sur le site de l'Assurance retraite (lassuranceretraite.fr) ou consulter le barème détaillé sur retraitesdeletat.gouv.fr. Les seuils d'exonération pour une personne seule en métropole sont un RFR 2023 inférieur à 12 818 € et un RFR 2024 inférieur à 13 048 €.
Quels sont les changements prévus pour la fiscalité PER en 2026 ?
Le principal changement est la hausse de la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, qui porte la flat tax sur les gains du PER de 30 % à 31,4 % lors d'une sortie en capital. Les rentes viagères à titre gratuit du compartiment obligatoire sont exclues de cette hausse. Pour les sorties en rente relevant de l'article 82 du CGI, le taux des prélèvements sociaux passe de 18,2 % à 19,6 %.
Qui sera concerné par la hausse de la CSG ?
Sont concernés les détenteurs de PER, d'assurance-vie, de comptes-titres (dividendes), de PEE et de PERCO, ainsi que les contribuables percevant des revenus fonciers ou des plus-values immobilières taxés aux prélèvements sociaux. En sont exclus les titulaires de PEA, de livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) et les bénéficiaires de rentes viagères à titre gratuit issues du compartiment obligatoire du PER. La CSG sur les salaires et les pensions de retraite n'a pas vu son taux augmenter.
