Calculer le montant de sa retraite complémentaire Agirc-Arrco : la méthode
Comment calculer le montant de votre retraite complémentaire Agirc-Arrco ? Formule points × taux × valeur, exemples chiffrés 2026 et simulateurs officiels.


Le montant de la retraite complémentaire Agirc-Arrco se calcule en multipliant trois facteurs : le nombre de points accumulés durant la carrière, le taux de pension (100 % au taux plein, minoré en cas de départ anticipé), et la valeur du point fixée à 1,4386 € en 2026 (service-public.fr). Ainsi, un salarié totalisant 20 000 points et partant au taux plein perçoit 20 000 × 1 × 1,4386 = 28 772 € brut par an.
Calculer le montant de sa retraite complémentaire repose sur une formule simple : multiplier le nombre de points accumulés par le taux de pension et par la valeur du point. Cette valeur est fixée à 1,4386 € en 2026 (service-public.fr). Derrière cette apparente simplicité, trois variables déterminent le résultat final, et une erreur de timing peut coûter jusqu'à 10 % de pension pendant trois ans. Voici comment décomposer ce calcul, l'illustrer avec un exemple concret et utiliser les outils officiels pour obtenir votre propre estimation.
La retraite complémentaire Agirc-Arrco : ce qu'elle est vraiment
La retraite complémentaire Agirc-Arrco n'est pas une option : elle s'impose à tout salarié du privé. Chaque mois, une fraction de votre rémunération brute est convertie en points. Ces points s'accumulent tout au long de la carrière et déterminent, au moment du départ, le montant de la pension versée par le régime complémentaire.
Ce régime s'ajoute obligatoirement à la retraite de base gérée par la CNAV. Les deux pensions sont distinctes, versées par des organismes différents, et obéissent à des règles de calcul qui leur sont propres. La retraite complémentaire fonctionne par points quand la retraite de base repose sur un système de trimestres et de salaire annuel moyen.
Connaître la formule qui transforme vos points en euros est le premier pas vers une estimation fiable de votre future pension. Le calcul manuel donne un ordre de grandeur, mais les simulateurs officiels restent indispensables pour intégrer l'ensemble des paramètres individuels.
Salarié du privé : une cotisation obligatoire
Tout salarié relevant du régime général : ouvrier, employé, technicien, agent de maîtrise ou cadre : cotise à l'Agirc-Arrco. La cotisation est prélevée directement sur le salaire brut, sans qu'il soit possible de s'y soustraire. Depuis la fusion de 2019, le même régime couvre l'ensemble des catégories professionnelles du secteur privé.
Les cotisations sont réparties en deux tranches : la tranche 1, qui porte sur la fraction du salaire jusqu'au plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois en 2026), avec un taux de cotisation contractuel de 6,20 %. La tranche 2 s'applique à la part de salaire comprise entre 1 et 8 fois ce plafond, au taux de 17 %. Ces cotisations, une fois divisées par le prix d'achat du point (ou salaire de référence), produisent le nombre de points inscrits chaque année au compte du salarié.
La fusion Agirc-Arrco : ce qui a changé
Avant 2019, deux régimes coexistaient : l'Arrco pour l'ensemble des salariés du privé, et l'Agirc pour les cadres. Depuis le 1er janvier 2019, le régime unifié Agirc-Arrco gère la retraite complémentaire de tous les salariés, cadres comme non-cadres. Cette fusion a simplifié le pilotage du régime et unifié la valeur du point.
Dans les faits, un ancien cadre voit ses points Arrco et Agirc convertis en points Agirc-Arrco selon des règles de conversion définies lors de la fusion. Sur son relevé de carrière en ligne, il trouve désormais un solde unique de points Agirc-Arrco. La valeur du point est identique quelle que soit l'origine des droits.
La formule de calcul en 3 variables : points, taux et valeur du point
Calculer le montant de sa retraite complémentaire revient à appliquer une formule en trois facteurs :
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur quand sera versée la retraite agirc-arrco en 2026 ?.
- Nombre de points : total accumulé tout au long de la carrière, visible sur le relevé de points Agirc-Arrco
- Taux de pension : 100 % si départ à l'âge du taux plein, minoré en cas de départ anticipé (exemple : 0,9)
- Valeur du point : fixée chaque année par les partenaires sociaux, soit 1,4386 € en 2026 (service-public.fr)
La multiplication de ces trois variables donne le montant annuel brut de la pension complémentaire. Un salarié qui a cumulé 20 000 points et part au taux plein perçoit ainsi 20 000 × 1 × 1,4386 = 28 772 € brut par an. Cette simplicité mathématique masque la complexité réelle : chaque variable dépend de l'intégralité d'une carrière, de choix de dates et de décisions collectives sur la revalorisation.
Pour des prévisions encore plus précises, n'hésitez pas à faire une simulation de retraite complémentaire 2026.
Le résultat de ce calcul manuel ne constitue qu'une approximation. Les prélèvements sociaux, le coefficient de solidarité et les majorations familiales modifient le montant effectivement perçu. Pour une estimation personnalisée, le simulateur officiel intègre l'ensemble de ces paramètres.
Le nombre de points : comment s'accumulent-ils ?
Les points Agirc-Arrco s'accumulent chaque année en fonction des cotisations versées. Le mécanisme : les cotisations (part salariale + part patronale) sont divisées par le salaire de référence, qui correspond au prix d'achat du point pour l'année considérée.
Pour 2026, le calcul annuel pour un salarié dont la rémunération dépasse le plafond de la Sécurité sociale s'établit comme suit (service-public.fr) : pour la tranche 1, (48 060 € × 6,20 %) ; pour la tranche 2, (75 500 € − 48 060 €) × 17 %. Ces cotisations : 7 644,52 € dans cet exemple : sont divisées par le salaire de référence (20,1877 €), produisant 378,67 points. Les périodes de chômage indemnisé, de maladie ou de congé maternité peuvent également générer des points sous certaines conditions.
Le taux de pension : taux plein vs taux réduit
Le taux de pension appliqué à vos points dépend du moment où vous partez. Le taux plein (100 %) est accordé lorsque le salarié atteint l'âge légal et justifie du nombre de trimestres requis, ou lorsqu'il atteint l'âge d'annulation de la décote (67 ans).
En cas de départ anticipé : avant l'âge du taux plein du régime de base : un coefficient de minoration s'applique, par exemple 0,9. Ce coefficient réduit mécaniquement la pension complémentaire de 10 %, même si le salarié a accumulé suffisamment de trimestres pour le taux plein au régime de base. La distinction entre l'âge du taux plein de la retraite de base et celui de la retraite complémentaire est une source fréquente de confusion.
La valeur du point Agirc-Arrco en 2026
La valeur du point Agirc-Arrco en 2026 est fixée à 1,4386 € (service-public.fr). Cette valeur est déterminée chaque année par le conseil d'administration de l'Agirc-Arrco, composé des partenaires sociaux. Elle traduit en euros le montant annuel de pension attaché à un point.
Les revalorisations récentes illustrent la progression : +4,9 % au 1er novembre 2023, puis +1,6 % au 1er novembre 2024 (service-public.fr). La valeur du point évolue en fonction de l'inflation et des équilibres financiers du régime. Une augmentation de la valeur du point accroît mécaniquement la pension de tous les retraités du régime, sans démarche de leur part.
Exemple chiffré : calculer sa retraite complémentaire pas à pas
Prenons le cas de Marie, 62 ans, cadre dans une entreprise de services. Elle a travaillé 38 ans sans interruption et cumulé 25 000 points Agirc-Arrco au terme de sa carrière. Elle réunit les trimestres requis pour le taux plein au régime de base comme au régime complémentaire.
La formule appliquée à sa situation : 25 000 × 1 × 1,4386 € = 35 965 € brut par an, soit environ 2 997 € brut par mois. Avant prélèvements sociaux, cette somme s'ajoute à sa retraite de base CNAV.
Si Marie décidait de partir un an avant l'âge du taux plein, elle subirait un coefficient de minoration de 0,9 et un éventuel coefficient de solidarité. Sa pension complémentaire chuterait à 25 000 × 0,9 × 1,4386 € = 32 368,50 € brut par an, une perte sèche de près de 3 600 € annuels. Le tableau ci-dessous compare ces deux scénarios.
Il est utile de noter que le calendrier de la retraite complémentaire 2026 peut influencer ces calculs.
Scénario 1 : départ au taux plein
Marie liquide sa retraite à 63 ans, âge auquel elle atteint le taux plein tant au régime de base qu'à l'Agirc-Arrco. Aucun coefficient de minoration ni de solidarité ne s'applique. Ses 25 000 points sont valorisés à 1,4386 €.
Le calcul : 25 000 × 1 × 1,4386 € = 35 965 € brut/an. Rapporté à un montant mensuel brut, cela représente 2 997 €. Cette somme n'est qu'une composante de la pension totale : il faut y ajouter la retraite de base CNAV, dont le montant dépend de son salaire annuel moyen et de ses trimestres validés.
Scénario 2 : départ anticipé avec coefficient de minoration
Marie souhaite partir à 62 ans, avant d'avoir atteint l'âge du taux plein Agirc-Arrco. Sa caisse applique un coefficient de minoration de 0,9. Le calcul devient : 25 000 × 0,9 × 1,4386 € = 32 368,50 € brut/an, soit 2 697 € brut/mois.
La différence mensuelle : 300 € brut : s'ajoute à l'impact potentiel du coefficient de solidarité (malus temporaire de 10 %). Si ce dernier s'applique, le montant pendant les trois premières années tombe à 25 000 × 0,9 × 0,9 × 1,4386 € = 29 131,65 € brut/an. Le total des pertes sur trois ans dépasse 10 000 €. Ce scénario illustre pourquoi anticiper d'un an sans vérifier les conditions de taux plein Agirc-Arrco peut coûter cher.
Le montant minimum garanti et les majorations possibles
Même avec un nombre de points modeste, un salarié peut bénéficier d'un filet de sécurité. Le minimum contributif garantit que la pension totale (retraite de base + complémentaire) ne tombe pas en dessous d'un plancher légal. Pour un salarié totalisant moins de 120 trimestres cotisés, ce plancher est fixé à 9 075,50 € brut par an, soit 756,29 € par mois en 2026 (service-public.fr, 12 février 2026).
Ce mécanisme profite particulièrement aux salariés ayant connu des carrières hachées, des temps partiels subis ou des périodes de chômage longues. Si la somme des deux pensions (base + complémentaire) reste inférieure au seuil, le régime de base comble la différence. La retraite complémentaire elle-même n'est pas directement majorée : c'est la CNAV qui verse le complément.
Les majorations familiales constituent un autre levier d'optimisation. Un parent ayant élevé au moins trois enfants voit sa pension Agirc-Arrco majorée de 10 %. Cette majoration s'applique également au salarié ayant eu un enfant à charge pendant au moins neuf ans avant ses 16 ans. Elle est calculée sur le montant brut de la pension complémentaire et s'y ajoute automatiquement.
Le minimum contributif en 2026
Deux seuils coexistent pour le minimum contributif. Le montant de 9 075,50 € brut/an concerne les assurés justifiant de moins de 120 trimestres cotisés. Pour les assurés ayant cotisé au moins 120 trimestres, le plancher est majoré à 9 909,49 € brut/an.
Ce dispositif ne joue que si la pension totale calculée (base + complémentaire) est inférieure au plancher et si l'assuré a liquidé ses droits au taux plein. Un départ avec décote exclut le bénéfice du minimum contributif. Par ailleurs, le plafond de ressources pour percevoir l'intégralité du minimum est fixé à 1 352,23 € par mois pour un célibataire.
Majorations pour enfants et situations particulières
La majoration pour trois enfants et plus représente 10 % du montant de la pension Agirc-Arrco. Elle s'applique aux deux parents, sans condition de garde exclusive. La pension majorée ne peut toutefois dépasser un plafond global.
D'autres situations familiales ouvrent droit à des points gratuits : les périodes de congé maternité, les arrêts pour maladie de longue durée, ou encore le chômage indemnisé. Ces points, attribués sans contrepartie de cotisation, sont visibles sur le relevé de carrière en ligne. Leur valorisation au moment du départ suit les mêmes règles que les points cotisés.
L'erreur courante qui réduit votre pension sans le savoir
Confondre l'âge du taux plein de la retraite de base avec celui du régime complémentaire Agirc-Arrco est l'erreur la plus fréquente chez les salariés qui préparent leur départ. Au régime de base, l'âge du taux plein dépend du nombre de trimestres validés et de l'année de naissance. Pour le régime complémentaire, l'âge du taux plein obéit à une logique propre qui peut introduire un décalage.
Un salarié qui obtient le taux plein CNAV à 63 ans peut se voir appliquer un coefficient de minoration Agirc-Arrco s'il part avant l'âge requis par le régime complémentaire. Le coefficient de solidarité : un malus temporaire de 10 % appliqué pendant 3 ans : aggrave la situation pour ceux qui liquident leur pension complémentaire moins d'un an après avoir atteint l'âge du taux plein.
La conséquence concrète est immédiate : un cadre totalisant 25 000 points et subissant simultanément le coefficient de minoration (0,9) et le coefficient de solidarité (0,9) perd environ 6 800 € par an pendant trois exercices. La confusion entre les deux régimes n'est pas un détail théorique.
Confondre l'âge du taux plein base et l'âge du taux plein Agirc-Arrco
L'âge du taux plein au régime de base CNAV est fonction de l'année de naissance et du nombre de trimestres cotisés. L'âge d'annulation de la décote (67 ans) est identique pour les deux régimes. En revanche, le calcul du coefficient de minoration Agirc-Arrco et l'application du coefficient de solidarité répondent à des règles internes au régime complémentaire.
Le piège classique : un salarié né en 1964 atteint l'âge légal à 63 ans et valide ses trimestres pour le taux plein CNAV. Il liquide sa retraite immédiatement. L'Agirc-Arrco applique alors son coefficient de solidarité s'il n'a pas attendu un an après la date du taux plein. Ce scénario génère une perte de 10 % sur trois ans, alors même que le salarié pensait partir au meilleur moment.
Conséquence concrète sur le montant annuel
Reprenons le cas de Marie avec 25 000 points. Taux plein = 35 965 € brut/an. Si elle part trop tôt et subit le malus temporaire de 10 %, sa pension tombe à 25 000 × 1 × 0,9 × 1,4386 € = 32 368,50 € la première année, montant identique les deux années suivantes.
La perte cumulée sur trois ans atteint 10 789,50 € brut par rapport au scénario taux plein. Cette somme n'est jamais récupérée : le coefficient cesse de s'appliquer après trois ans, la pension revient alors au niveau normal : mais les sommes perdues ne sont pas restituées. Différer le départ d'un an, lorsque c'est possible, évite intégralement cette ponction.
Comment estimer sa retraite complémentaire avec les outils officiels
Estimer sa retraite complémentaire ne se limite pas à un calcul sur papier. Les simulateurs officiels agrègent les données de carrière réelles et produisent une projection à différents âges de départ. Le service « Mon estimation retraite » sur info-retraite.fr couvre l'ensemble des régimes obligatoires (base, complémentaire, régimes spéciaux) et fournit une vue consolidée.
Pour accéder à ces outils :
- Connectez-vous à votre compte retraite sur info-retraite.fr via FranceConnect
- Dans l'onglet « Mon estimation », sélectionnez l'âge de départ souhaité
- Le simulateur affiche le montant mensuel estimé, régime par régime
- L'espace personnel Agirc-Arrco propose un simulateur dédié au régime complémentaire
Les pensions de retraite de base ont été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026 (economie.gouv.fr). Cette revalorisation modeste contraste avec les +4,9 % (2023) et +1,6 % (2024) accordés par l'Agirc-Arrco (service-public.fr). Ces écarts de revalorisation entre régimes de base et complémentaire modifient progressivement le poids relatif des deux pensions dans le revenu total du retraité.
Pour les assurés envisageant un départ progressif, le simulateur de retraite progressive permet d'estimer les revenus pendant la période de transition.
Mon estimation retraite : le simulateur interrégimes
« Mon estimation retraite » est le simulateur interrégimes accessible sur info-retraite.fr. Il mobilise les données transmises par la CNAV, l'Agirc-Arrco, la MSA et les autres caisses. En quelques clics, l'assuré visualise le montant cumulé de ses pensions à l'âge légal, à l'âge du taux plein et à 67 ans.
Ce simulateur intègre les revalorisations passées et les hypothèses d'évolution future. Il ne prédit pas les revalorisations futures à la manière d'une boule de cristal, mais projette les droits déjà constitués selon des hypothèses standardisées. Le résultat constitue une estimation fiable, bien supérieure à un calcul manuel.
Le relevé de carrière en ligne : où le trouver
Le relevé de carrière en ligne est accessible depuis l'espace personnel Agirc-Arrco ou depuis info-retraite.fr. Il récapitule, année par année, le nombre de points acquis, les salaires déclarés et les périodes assimilées (chômage, maladie, maternité).
La consultation régulière de ce relevé permet de détecter d'éventuelles anomalies : années manquantes, points non comptabilisés : et de les corriger avant la liquidation. Une erreur non rectifiée avant le départ peut minorer la pension de manière irréversible. En pratique, les assurés qui vérifient leur relevé tous les cinq ans repèrent plus facilement les incohérences que ceux qui le découvrent au moment du départ.
Ce que votre retraite complémentaire représente en net : brut vs net
La pension Agirc-Arrco est calculée et exprimée en montant brut. Le montant net effectivement perçu chaque mois résulte de l'application des prélèvements sociaux obligatoires. Pour la majorité des retraités, la CSG au taux de 9,1 % (taux plein), la CRDS à 0,5 % et la cotisation d'assurance maladie à 1 % s'appliquent, soit un total d'environ 10,6 % de charges sociales.
Le taux de CSG varie selon le revenu fiscal de référence du foyer. Un retraité au RFR modeste peut bénéficier du taux réduit (3,8 %) ou d'une exonération totale. Ces prélèvements sont opérés directement par la caisse avant le virement mensuel. Le montant visible sur le relevé de compte bancaire est donc un montant net.
Pour obtenir la pension totale, additionnez la retraite de base CNAV (nette) et la retraite complémentaire Agirc-Arrco (nette). Aucun régime ne verse une pension unique fusionnant les deux composantes. Chaque mois, deux virements distincts apparaissent sur le compte du retraité, versés à des dates différentes selon le calendrier de paiement.
Les prélèvements sociaux sur la retraite complémentaire
Les prélèvements sociaux sur la pension Agirc-Arrco se décomposent en trois lignes principales. La CSG (contribution sociale généralisée) s'élève à 9,1 % pour la majorité des retraités imposables. La CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) prélève 0,5 %. La cotisation d'assurance maladie, fixée à 1 %, complète le tableau.
Le taux de prélèvement global atteint donc 10,6 % pour un retraité au taux plein de CSG. Sur une pension complémentaire de 35 965 € brut/an, cela représente environ 3 812 € de charges annuelles et un montant net d'environ 32 153 € par an, soit 2 679 € par mois. Ce calcul est indicatif : les cotisations de certains régimes spéciaux, comme celui des micro-entrepreneurs, obéissent à des règles propres (taux de cotisation sociale de 19,75 % en 2026 selon entreprendre.service-public.fr).
Retraite de base + retraite complémentaire : la pension totale
La pension totale d'un salarié du privé résulte de l'addition de deux montants nets : celui de la CNAV et celui de l'Agirc-Arrco. Pour un cadre ayant perçu un salaire annuel moyen de 45 000 €, la retraite de base s'établit autour de 50 % de ce salaire pour une carrière complète au taux plein, soit environ 22 500 € brut/an. La retraite complémentaire apporte un supplément qui, pour les cadres, représente souvent entre 35 % et 50 % de la pension totale.
L'articulation entre les deux pensions explique pourquoi le seul calcul de la retraite complémentaire ne suffit pas à chiffrer le revenu de retraite. Une revalorisation de la retraite complémentaire différente de celle de la base modifie chaque année le rapport entre les deux composantes. La consultation du simulateur interrégimes reste le moyen le plus fiable d'obtenir une projection consolidée.
Le formulaire de demande de retraite complémentaire Agirc-Arrco est un document essentiel pour finaliser votre dossier.
Points clés
- La pension complémentaire Agirc-Arrco = nombre de points × taux de pension × valeur du point (1,4386 € en 2026).
- Partir avant un an après l'âge du taux plein déclenche un coefficient de solidarité de –10 % pendant 3 ans.
- Le minimum contributif garantit 9 075,50 € brut/an (756,29 €/mois) pour les salariés ayant moins de 120 trimestres cotisés.
- Les simulateurs officiels (info-retraite.fr, espace Agirc-Arrco) fournissent une estimation personnalisée bien plus fiable qu'un calcul manuel.
- La retraite complémentaire s'ajoute à la retraite de base CNAV : la pension totale est la somme des deux.
Sources
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
Fiche pratique
| Valeur du point Agirc-Arrco 2026 | 1,4386 € (service-public.fr) |
| Formule de calcul | Nombre de points × Taux de pension × Valeur du point |
| Revalorisation novembre 2024 | +1,6 % (service-public.fr) |
| Revalorisation novembre 2023 | +4,9 % (service-public.fr) |
| Revalorisation retraite base janvier 2026 | +0,9 % (economie.gouv.fr) |
| Minimum contributif 2026 (< 120 trimestres) | 9 075,50 € brut/an, soit 756,29 €/mois |
| Coefficient de solidarité (malus temporaire) | –10 % pendant 3 ans si départ avant 1 an après taux plein |
| Simulateur officiel | info-retraite.fr / espace personnel Agirc-Arrco |
| Prélèvements sociaux typiques | CSG 9,1 %, CRDS 0,5 %, Assurance maladie 1 % |
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
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Questions sur la retraite
Comment calculer le montant net d'une retraite complémentaire ?
Le montant net de la retraite complémentaire s'obtient en retranchant du montant brut les prélèvements sociaux : CSG à 9,1 %, CRDS à 0,5 % et cotisation d'assurance maladie à 1 % pour la plupart des retraités, soit environ 10,6 % de charges. Le taux exact de CSG dépend du revenu fiscal de référence du foyer ; un retraité exonéré de CSG ne subit que la CRDS et la cotisation maladie.
Comment calculer le montant de ma retraite complémentaire Agirc-Arrco ?
La pension complémentaire Agirc-Arrco se calcule avec la formule : nombre de points × taux de pension × valeur du point. Par exemple, un salarié ayant cumulé 20 000 points, partant au taux plein (100 %), avec une valeur du point de 1,4386 € (service-public.fr, 2026), percevra 20 000 × 1 × 1,4386 = 28 772 € brut par an.
Est-ce que la retraite complémentaire s'ajoute à la retraite de base ?
Oui. La retraite complémentaire Agirc-Arrco s'ajoute à la retraite de base versée par la CNAV. Les deux pensions sont obligatoires pour tout salarié du privé et sont versées mensuellement par des organismes distincts. Le montant total de votre pension de retraite est la somme de votre retraite de base et de votre retraite complémentaire.
Comment puis-je estimer ma retraite complémentaire ?
Vous pouvez estimer votre retraite complémentaire via votre espace personnel Agirc-Arrco (simulateur intégré) ou via le service « Mon estimation retraite » sur info-retraite.fr, qui agrège les droits de tous vos régimes. Ces outils utilisent vos données de carrière réelles et produisent une estimation à différents âges de départ.
