Plan épargne retraite imposition : optimiser la fiscalité du PER en 2026
Découvrez les règles du Plan épargne retraite imposition pour l'année 2026. Découvrez les plafonds, la fiscalité de sortie et les nouveautés de 2026.


Le Plan épargne retraite imposition dépend principalement du choix de déduire ou non vos versements à l'entrée afin de réduire votre impôt sur le revenu. En 2026, l'avantage fiscal du PER s'avère particulièrement stratégique pour les contribuables qui souhaitent se constituer des revenus complémentaires tout en réduisant immédiatement leur charge fiscale. Ce placement de long terme permet de lier économie d'impôt immédiate et préparation de l'avenir de manière structurée.
En bref
- La loi de finances pour 2026 supprime la déductibilité des versements volontaires effectués sur un PER par les épargnants âgés de 70 ans ou plus.
- Il est désormais possible d'utiliser jusqu'à cinq années de plafonds de déductibilité non consommés à la suite pour maximiser l'économie d'impôt en 2026.
- Tout capital accumulé lors d'un versement volontaire déduit à l'entrée est réintégré au barème de l'impôt sur le revenu au cours de la liquidation des droits.
- Les gains et plus-values générés au sein du contrat restent assujettis à la Flat Tax de 30 % ou au barème progressif selon l'option de l'épargnant.
Comment fonctionne le Plan épargne retraite déductible des impôts à l’entrée ?
Le mécanisme de l'épargne retraite per repose sur la déduction fiscale des versements volontaires de l'impôt sur le revenu du titulaire. Chaque versement effectué sur un Plan épargne retraite individuel est déductible des revenus imposables de l'année en cours, dans la limite d'un plafond annuel défini par la réglementation. Ce dispositif engendre une baisse directe de l'impôt à payer, proportionnelle à la tranche marginale d'imposition (TMI) de l'épargnant.
Précisé par le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFIP) le 17 février 2026, ce plafond de déduction pour 2026 s'établit selon des règles strictes définies à l'article 3 de l'ordonnance n° 2019-766. Pour un salarié, la limite correspond au montant le plus élevé entre :
10 % des revenus d'activité professionnelle de l'année précédente, retenus dans la limite de 8 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).
10 % du PASS de l'année précédente s'il est plus favorable.
Pour les travailleurs non-salariés (TNS), la déduction maximale atteint 10 % du bénéfice imposable de l'année en cours dans la limite de 8 fois le PASS, auquel s'ajoute une enveloppe de 15 % sur la fraction de ce bénéfice comprise entre 1 et 8 fois le PASS.
Quelle est la fiscalité en cas de sortie en capital sur votre PER ?
Au moment de la sortie, la fiscalité dépend entièrement de l'option choisie lors des versements volontaires. Si l'épargnant a bénéficié de la déduction fiscale à l'entrée, le déblocage en capital entraîne une imposition par l'administration fiscale au moment du dénouement du contrat de retraite per. Les règles du Plan épargne retraite déblocage fiscalité prévoient une distinction claire entre le capital accumulé et les plus-values générées au fil des ans.
La part du capital correspondant aux versements volontaires subit l'impôt sur le revenu de l'épargnant selon le barème progressif, sans aucun abattement de 10 %. Quant aux gains et produits du contrat, ils sont taxés à la Flat Tax, soit un taux global de 30 % se décomposant en 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu et 17,2 % pour les prélèvements sociaux. Pour connaître l'intégralité des barèmes applicables, vous pouvez consulter le guide sur le Déblocage PER retraite imposition.
Une option fiscale simplifiée existe pour les prestations de retraite versées sous forme de capital d'origine française ou étrangère. L'épargnant peut demander à être imposé via un prélèvement forfaitaire libératoire unique au taux de 7,5 % appliqué sur le capital brut, après application d'un abattement de 10 % non plafonné. Sur demande expresse et irrévocable, ce choix s'effectue lors de la déclaration de revenus en inscrivant les sommes sur les lignes 1AT à 1DT des formulaires de déclaration de l'impôt sur le revenu.
Comment est fiscalisée la sortie sous forme de rente viagère ?
Opter pour une sortie en rente viagère modifie le traitement fiscal des sommes par rapport au versement unique d'impôt sur le revenu lié au capital. Lorsque les versements d'origine ont donné lieu à une déduction fiscale, les rentes issues du contrat d'épargne retraite per sont taxées au barème de l'impôt sur le revenu selon les règles applicables aux pensions de retraite de droit commun.
Ce traitement de la rente bénéficie d'un abattement fiscal de 10 % sur le montant annuel de la prestation, avec un plancher minimal et un plafond d'abattement global. Les prélèvements sociaux s'ajoutent à l'impôt sur le revenu à un taux de 10,1 % (ou 9,1 % de CSG selon la situation financière du retraité), calculés sur une fraction de la rente seulement, appelée la rente viagère à titre onéreux (RVTO).
Si l'épargnant choisit de ne pas déduire ses versements volontaires à l'entrée, seule la part de gains acquise dans la rente est soumise à l'impôt sur le revenu. Son calcul suit un barème dégressif basé sur l'âge du bénéficiaire au moment du premier versement de la rente :
70 % d'imposition pour un premier versement avant 50 ans.
50 % d'imposition pour un versement entre 50 et 59 ans.
40 % d'imposition pour un versement entre 60 et 69 ans.
30 % d'imposition pour un versement à partir de 70 ans.
Quels sont les changements pour le Plan épargne retraite imposition en 2026 ?
Avec la loi de finances pour 2026, le cadre législatif du Plan épargne retraite imposition a connu une réévaluation notable à l'occasion du vote du budget de l'État. L'administration a publié les nouvelles règles applicables à compter du 1er janvier 2026, modifiant en profondeur le comportement à adopter pour optimiser sa fiscalité de fin de carrière.
Première mesure phare : la fin de la déductibilité fiscale des versements volontaires d'épargne retraite individuels effectués après l'âge de 70 ans. Après cet âge, les versements restent toutefois possibles mais ne permettent plus de réduire le revenu imposable à l'entrée. Cette règle vise à recentrer l'avantage fiscal sur la phase d'activité active et de constitution progressive de l'épargne avant la liquidation.
Annoncée comme une excellente nouvelle pour la flexibilité des foyers fiscaux, la seconde évolution est l'extension de la possibilité de reporter les plafonds de déduction non consommés. Les contribuables peuvent désormais cumuler et utiliser jusqu'à cinq années consécutives de plafonds de déductibilité non consommés, au lieu d'une limite de trois ans observée précédemment. Cela représente un levier majeur de défiscalisation en cas de rentrée exceptionnelle d'argent ou d'année d'activité particulièrement lucrative. Pour en savoir plus sur les différentes modalités liées au départ, le guide du Plan épargne retraite déblocage détaille toutes les conditions réglementaires.
Plan épargne retraite impôt exemple : simulation d'un gain fiscal concret
À titre d'illustration, étudions le cas d'un célibataire sans enfant percevant un revenu net imposable annuel de 45 000 €. Son revenu le place dans une tranche marginale d'imposition (TMI) de 30 %.
Il décide alors de réaliser un versement volontaire déductible de 5 000 € sur son Plan d'épargne retraite individuel au cours de l'année 2026. La déduction de cette somme de son revenu brut global lui évite d'être imposé à hauteur de sa TMI de 30 % sur ce montant de nature d'épargne. Grâce à la réduction d'impôt sur le revenu obtenue, son économie d'impôt réelle s'élève à 1 500 €, ramenant le coût réel de son effort d'épargne à 3 500 €.
Le tableau ci-dessous compare l'avantage fiscal et le coût réel de l'effort d'épargne pour un même versement volontaire de 5 000 € en fonction de différentes tranches marginales d'imposition (TMI) :
| Tranche Marginale d'Imposition (TMI) | Économie d'impôt obtenue (€) | Coût réel de l'épargne (€) |
|---|---|---|
| 11 % | 550 € | 4 450 € |
| 30 % | 1 500 € | 3 500 € |
| 41 % | 2 050 € | 2 950 € |
| 45 % | 2 250 € | 2 750 € |
Pour mesurer précisément l'effet de ces règles sur votre propre portefeuille, l'utilisation d'une simulation épargne personnalisée reste particulièrement recommandée en amont de toute prise de décision.
Sources
- economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- bofip.impots.gouv.fr
- epargne-entreprise.societegenerale.com
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
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Questions sur la retraite
Quel est l'avantage fiscal d'un PER ?
Le principal atout fiscal du PER réside dans l'opportunité de déduire les versements volontaires de l'impôt sur le revenu, ce qui procure une économie d'impôt proportionnelle au taux de la tranche marginale d'imposition (TMI) de l'épargnant. À partir de l'année 2026, l'avantage n’est plus actif pour les versements effectués après l'âge de 70 ans.
Quelle est la fiscalité en cas de sortie en capital sur un PER ?
Le retrait sous forme de capital entraîne l'imposition de la fraction correspondant aux versements volontaires au barème progressif de l'impôt sur le revenu sans abattement. Les plus-values et gains financiers du contrat subissent quant à eux le prélèvement forfaitaire unique (Flat Tax) au taux fixe de 30 %.
Est-il possible d'opter pour le prélèvement de 7,5 % à la sortie ?
Oui, les retraités peuvent demander de manière expresse et irrévocable le prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % sur le capital brut au moment du déblocage. Ce mécanisme fiscal s'accompagne d’un abattement de 10 % non plafonné et s'applique aux pensions provenant de sources françaises ou étrangères.
