Durée de la retraite progressive : tout comprendre sur les conditions et la fin
Durée retraite progressive : conditions dès 60 ans, 150 trimestres requis, prolongation possible et fin au moment de la retraite totale. Guide pratique 2026.


Aucun plafond légal ne borde la durée de la retraite progressive. Le dispositif court à partir du moment où les conditions d'accès sont remplies : 60 ans et 150 trimestres d'assurance depuis le 1er septembre 2025 : jusqu'à la liquidation de la retraite définitive. Autrement dit, vous pouvez rester en retraite progressive plusieurs années, tant que vous n'avez pas demandé votre pension complète. Ce cadre souple soulève des questions pratiques sur le démarrage effectif et les conditions de prolongation jusqu'à la liquidation définitive.
Ce qu'il faut retenir
- La retraite progressive n'a pas de durée maximale : elle s'étend du jour de l'accord employeur jusqu'à la liquidation de la retraite définitive.
- L'accès est ouvert à 60 ans avec 150 trimestres d'assurance depuis le 1er septembre 2025 (service-public.gouv.fr).
- La fraction de pension versée est le complément de la quotité travaillée : 60 % de travail = 40 % de pension (article L161-22 du Code de la Sécurité sociale).
- Les trimestres continuent de s'accumuler pendant la retraite progressive, améliorant la pension définitive.
- L'employeur du privé peut refuser la demande : ce n'est pas un droit opposable.
Ce qu'est vraiment la retraite progressive : un dispositif de fin de carrière aménagé
La retraite progressive permet à un assuré de réduire son activité professionnelle tout en percevant une fraction de sa pension de retraite. Au cœur du dispositif, un principe simple s'applique. Vous travaillez à temps partiel, et l'Assurance Retraite vous verse une partie de votre pension pour compenser la baisse de revenu. Cette fraction n'est pas figée. Elle varie en fonction de la durée de travail effective.
Avant tout, il n'existe pas de date butoir légale pour ce dispositif. La retraite progressive débute quand les conditions d'accès sont réunies et s'achève le jour où vous liquidez votre retraite à taux plein. Entre ces deux bornes, la durée dépend entièrement de votre projet de fin de carrière.
Depuis la réforme des retraites de 2023, le dispositif a gagné en attractivité. L'âge d'accès a été abaissé de 62 à 60 ans (service-public.gouv.fr, 2025) et les indépendants comme les salariés en forfait jours y sont désormais éligibles. Pour approfondir les modalités d'entrée, consultez notre guide sur les conditions pour partir en retraite progressive.
Comment fonctionne la fraction de pension versée
La fraction de retraite servie est calculée comme le complément de votre quotité de travail. Si vous travaillez à 60 % d'un temps plein, vous percevez 40 % de votre pension. À 50 % d'activité correspond une fraction de 50 %, et ainsi de suite. L'article L161-22 du Code de la Sécurité sociale fixe ce principe : la pension partielle est « fonction de la durée de travail à temps partiel ou à temps réduit » (legifrance.gouv.fr).
Concrètement, la quotité de travail doit se situer entre 40 % et 80 % du temps plein. Cette fourchette est impérative : en dessous de 40 %, vous basculez dans l'inactivité ; au-delà de 80 %, l'effet de la retraite progressive devient négligeable. Pour un salarié au forfait annuel de 218 jours, cela correspond à une durée réduite comprise entre 87,2 et 174,4 jours par an (boursorama.com, juin 2022).
Qui est concerné : salarié, indépendant, agent public
Depuis l'élargissement issu de la réforme 2023, trois catégories d'assurés y sont couvertes. Historiquement, les salariés du régime général et du régime agricole en constituent le cœur de cible. Depuis le 1er septembre 2025, les travailleurs indépendants relevant de la CNAVPL, artisans-commerçants et professions libérales, y ont accès dans les mêmes conditions.
Pour les agents publics, un cadre spécifique régi par le Code général de la fonction publique s'applique. Identique dans sa logique (temps partiel + fraction de pension), ce dispositif présente une différence procédurale : la demande s'adresse à l'employeur public selon des modalités propres. Le Service des Retraites de l'État (SRE) et la CNRACL pour la fonction publique territoriale et hospitalière instruisent ces dossiers. La fiche F37400 de service-public.gouv.fr précise que les 60 ans et les 150 trimestres doivent être réunis, avec une quotité de travail adaptée.
Pour les agents publics, il est important de bien comprendre le dispositif spécifique de la retraite progressive fonctionnaire.
Conditions pour démarrer la retraite progressive après 62 ans (ou dès 60 ans depuis 2025)
Jusqu'au 31 août 2025, l'âge minimal pour entrer en retraite progressive était fixé à 62 ans, soit deux ans avant l'âge légal de départ alors en vigueur. Adoptée le 14 avril 2023, la réforme Borne a modifié ce seuil. Le recul progressif de l'âge légal à 64 ans a mécaniquement repoussé l'âge d'accès théorique à 62 ans, mais le législateur a simultanément ouvert une voie dès 60 ans pour tous les assurés.
Cette double lecture crée parfois de la confusion. Retenez la règle effective depuis le 1er septembre 2025 : toute personne justifiant de 150 trimestres d'assurance peut demander la retraite progressive à compter de 60 ans, quel que soit son âge légal de départ (service-public.gouv.fr, fiche F12842 et actualité A18399).
Avant cette date, un salarié né en 1964 devait attendre 62 ans. Aujourd'hui, ce même assuré peut actionner le dispositif dès 60 ans s'il totalise les trimestres requis. Le guide sur la retraite progressive et le temps partiel détaille l'articulation entre quotité travaillée et fraction perçue.
Les 3 conditions cumulatives pour le salarié
Première condition : l'âge. 60 ans depuis le 1er septembre 2025. Deuxième condition : la durée d'assurance. 150 trimestres (37,5 années) tous régimes confondus, comme le précise l'article R351-39 du Code de la Sécurité sociale dans sa version en vigueur au 16 février 2026 (legifrance.gouv.fr). Les périodes reconnues équivalentes (chômage, maladie, maternité, invalidité, et accidents du travail) entrent dans ce décompte.
Troisième condition : une activité à temps partiel comprise entre 40 % et 80 % de la durée légale ou conventionnelle. Pour les salariés en forfait jours (base 218 jours), la durée réduite doit se situer entre 87,2 et 174,4 jours annuels (boursorama.com, juin 2022). Ces trois conditions doivent être simultanément remplies au moment du dépôt de la demande.
Cas particulier de la fonction publique
Les agents publics, titulaires comme contractuels, remplissent les mêmes conditions de fond : 60 ans et 150 trimestres validés, quotité de travail entre 40 % et 80 %. La procédure diffère sur un point notable, car l'autorisation de l'employeur public obéit à des règles statutaires distinctes de celles du Code du travail.
L'agent adresse sa demande à son administration employeur. Le SRE (Service des Retraites de l'État) et la CNRACL sont les interlocuteurs pour le versement de la pension partielle. Selon la fiche F37400 de service-public.gouv.fr, le temps partiel accordé dans ce cadre est de droit, sous réserve des nécessités de service.
La quotité de travail : entre 40 % et 80 % du temps plein
Cette fourchette constitue la pierre angulaire du dispositif. Mécaniquement, la quotité choisie détermine la fraction de pension versée. Exemple : un temps partiel à 60 % (soit 21 heures hebdomadaires sur une base de 35 heures) ouvre droit à 40 % de la pension. À l'inverse, un temps partiel à 40 % donne 60 % de pension.
La quotité peut être modifiée en cours de retraite progressive, ce qui entraîne une révision de la fraction. Pour les salariés au forfait jours, la plage autorisée va de 87,2 jours (40 %) à 174,4 jours (80 %) sur une base annuelle de 218 jours. Cette adaptation du forfait jours constitue une avancée issue d'un décret de 2022.
Quelle est la durée de la retraite progressive et peut-on la prolonger ?
Aucun plafond légal n'encadre la durée de la retraite progressive. Des années, voire une décennie entière, peuvent ainsi s'écouler sans contrainte légale. Sa seule borne fixe est son terme : le jour où l'assuré demande la liquidation de sa retraite à taux plein, la retraite progressive cesse automatiquement.
Cette absence de limite maximale distingue la retraite progressive d'autres mécanismes comme la cessation progressive d'activité : un ancien dispositif de la fonction publique, aujourd'hui fermé, dont la durée était plafonnée. Ne confondez pas les deux régimes.
Pendant la retraite progressive, l'assuré continue d'acquérir des trimestres supplémentaires au titre de son activité à temps partiel. Ces trimestres viennent gonfler sa durée d'assurance et seront pris en compte lors du calcul définitif de la pension. La retraite progressive fonctionne ainsi comme une période transitoire de capitalisation additionnelle. Pour une vue d'ensemble de l'articulation entre activité réduite et pension, le dossier sur la retraite progressive et le temps partiel apporte des précisions utiles.
Début de la durée : dès l'accord employeur obtenu
Le point de départ effectif de la retraite progressive n'est pas la date de la demande, mais celle de l'accord de l'employeur. Dans le secteur privé, l'employeur dispose d'un délai de deux mois pour répondre à la demande du salarié. En l'absence de réponse dans ce délai, le silence vaut acceptation (service-public.gouv.fr, F12842).
Cette demande est adressée à la caisse de retraite compétente (Carsat, CNAV, MSA) au moyen du formulaire Cerfa n°15943*02. La date retenue pour le versement de la première fraction de pension est le premier jour du mois suivant la réception de l'accord employeur par la caisse.
Révision de la fraction : comment et à quelle fréquence
La fraction de pension peut être révisée une fois par an, à l'initiative de l'assuré. Cette révision intervient lorsque la quotité de travail évolue. Si vous passez de 60 % à 50 % de temps de travail, la fraction de pension grimpe de 40 % à 50 %.
Rien de complexe dans cette démarche. Vous signalez le changement à votre caisse de retraite en fournissant le nouvel avenant au contrat de travail ou l'attestation de l'employeur. Elle prend effet au premier jour du mois qui suit la demande. L'article L161-22 du Code de la Sécurité sociale encadre ce mécanisme d'ajustement périodique.
Fin automatique : le passage à la retraite totale
La retraite progressive s'éteint de plein droit lors de la liquidation de la retraite définitive. À cette échéance, l'assuré cesse son activité à temps partiel (ou poursuit en cumul emploi-retraite, dans un cadre juridique distinct) et perçoit l'intégralité de sa pension.
Tous les trimestres cotisés, y compris ceux acquis pendant la retraite progressive, entrent dans le calcul définitif. Recalculée sur la base de la durée d'assurance totale et du salaire annuel moyen actualisé, la pension peut alors être supérieure à celle qui aurait été liquidée sans passer par la retraite progressive.
Cas pratique chiffré : simuler la durée et la pension d'une retraite progressive
Prenons un cas concret pour illustrer le mécanisme de durée et de calcul. Valérie, salariée du secteur privé, est née en 1964. Elle totalise 152 trimestres d'assurance au 1er janvier 2026. Son âge légal de départ est fixé à 63 ans (génération 1964). Elle atteindra 62 ans en 2026 et remplit donc les conditions pour demander une retraite progressive dès cette année.
Sa pension théorique à taux plein est estimée, à titre indicatif, à 1 600 € bruts mensuels. Valérie souhaite réduire son activité à 60 % d'un temps plein (21 heures par semaine). Elle percevra donc une fraction de pension de 40 %, soit environ 640 € bruts par mois, en complément de son salaire à temps partiel. Pour effectuer vos propres projections, le simulateur de calcul retraite progressive permet d'obtenir une estimation personnalisée.
Profil type : salarié de 60 ans avec 152 trimestres
Valérie a commencé à travailler à 22 ans. Ses 152 trimestres se décomposent en 140 trimestres cotisés et 12 trimestres validés au titre du chômage et de la maternité. Avec 152 trimestres, elle dépasse le seuil de 150 trimestres exigé par l'article R351-39 du Code de la Sécurité sociale (legifrance.gouv.fr, version 16 février 2026).
Son employeur accepte le passage à 60 %. La retraite progressive débute le 1er mars 2026. Valérie envisage de rester dans ce dispositif pendant trois ans, jusqu'à ses 65 ans, âge auquel elle liquidera sa retraite définitive.
Calcul indicatif de la fraction de pension
La fraction de pension obéit à la formule posée par l'article L161-22 du Code de la Sécurité sociale : 100 % moins la quotité travaillée. Pour Valérie, travaillant à 60 %, la fraction est de 40 %. Le montant servi est proportionnel : 40 % de 1 600 €, soit 640 € bruts mensuels.
Son revenu mensuel global se compose alors du salaire à temps partiel (60 % de son salaire antérieur) additionné de ces 640 € de pension partielle. Ce cumul lui assure une transition financière progressive plutôt qu'une rupture brutale de revenus au moment du départ en retraite totale.
Impact sur la durée d'assurance finale
Pendant ses trois années de retraite progressive à 60 %, Valérie continue de cotiser. Elle valide 4 trimestres par an (son salaire à 60 % dépasse le seuil de validation de 150 fois le SMIC horaire). À l'issue des trois ans, elle aura acquis 12 trimestres supplémentaires, portant sa durée totale à 164 trimestres.
Ce gain de trimestres réduit, voire annule, toute décote éventuelle au moment de la liquidation définitive. La pension recalculée à 65 ans pourra être supérieure aux 1 600 € initiaux, grâce au salaire annuel moyen réévalué et à la durée d'assurance augmentée. Ces chiffres restent indicatifs : chaque situation requiert une simulation personnalisée.
Les pièges de la retraite progressive à connaître avant de se lancer
Sur le papier, la retraite progressive séduit. En pratique, trois écueils majeurs guettent les assurés mal préparés. Le premier, et le plus fréquent, concerne l'attitude de l'employeur. Le deuxième touche à la retraite complémentaire Agirc-Arrco, souvent négligée dans les projections. Le troisième relève de l'inertie administrative : beaucoup d'assurés oublient de demander la révision annuelle de leur fraction.
Anticiper les difficultés potentielles est crucial, c'est pourquoi il est utile de se renseigner sur les pièges de la retraite progressive à éviter en 2026.
Ces pièges ne sont pas rédhibitoires, à condition d'être anticipés. Un dossier complet sur les pièges de la retraite progressive recense les situations à risque et les parades possibles.
Piège n°1 : l'employeur peut refuser dans le privé
Contrairement à une idée répandue, l'employeur du secteur privé n'est pas tenu d'accepter la demande de retraite progressive. Le Code du travail ne crée pas un droit opposable au passage à temps partiel dans ce cadre. L'employeur peut refuser, à condition de motiver sa décision par des raisons objectives liées au fonctionnement de l'entreprise.
En pratique, les refus purs et simples sont moins fréquents que les négociations sur la quotité. L'employeur peut accepter le principe mais proposer un temps partiel à 70 % plutôt que les 60 % demandés. Deux mois sont accordés à l'employeur pour répondre ; passé ce délai, l'accord est réputé acquis.
Piège n°2 : l'impact sur la retraite complémentaire
Au régime général, la retraite progressive n'entraîne pas automatiquement le versement d'une fraction de la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Les régimes complémentaires appliquent leurs propres règles. Depuis le 1er janvier 2019, l'Agirc-Arrco a aligné son dispositif sur celui du régime général, mais la demande doit être formulée distinctement.
L'erreur classique consiste à ne pas vérifier que la caisse complémentaire a bien été informée. Sans cette démarche, la pension de base resterait seule à être fractionnée tandis que les points Agirc-Arrco demeurent gelés jusqu'à la liquidation totale. Le manque à gagner peut atteindre plusieurs centaines d'euros par mois pour un cadre.
Piège n°3 : négliger la révision de la fraction de pension
Aucune révision automatique n'intervient si votre quotité de travail évolue sans démarche de votre part. Si vous passez de 60 % à 50 % d'activité sans en informer votre caisse, vous continuez de percevoir 40 % de pension alors que vous pourriez prétendre à 50 %.
La révision doit être demandée expressément chaque année, avec les justificatifs correspondants (avenant au contrat, attestation employeur). Les caisses ne procèdent à aucune régularisation rétroactive au-delà de la date de demande. Chaque mois perdu dans cette démarche représente un manque à gagner définitif.
Retraite progressive à 58 ans ou à 60 ans : ce qui change selon votre situation
La question « retraite progressive à 58 ans » revient fréquemment dans les recherches. Sans équivoque, 58 ans ne donne pas accès au dispositif standard. Depuis le 1er septembre 2025, l'âge minimal est de 60 ans (service-public.gouv.fr, F12842). Aucune exception n'est prévue pour un départ en retraite progressive avant cet âge, même avec une longue carrière.
En revanche, un assuré éligible à la retraite anticipée pour carrière longue peut partir directement en retraite définitive avant 60 ans, sans passer par la case « retraite progressive ». Ces deux dispositifs : retraite anticipée carrière longue et retraite progressive : sont distincts et non cumulables.
Pour évaluer si la retraite progressive constitue la meilleure option dans votre cas, le dossier est-il intéressant de prendre une retraite progressive passe en revue les critères de décision selon l'âge, les trimestres, la quotité cible, et la situation professionnelle.
Pourquoi 58 ans reste en dehors du dispositif standard
L'âge de 58 ans n'a jamais constitué un seuil d'accès à la retraite progressive. Avant la réforme 2023, l'accès était fixé à 62 ans (soit l'âge légal de 62 ans moins 2 ans). Abaissé à 60 ans, ce seuil n'a pas été réduit davantage. Aucune disposition législative ou réglementaire ne permet d'entrer en retraite progressive à 58 ans.
Les assurés nés avant 1965 pouvaient, sous l'ancien régime, accéder à la retraite progressive à 60 ans lorsqu'ils justifiaient d'une carrière longue. Cette possibilité a été absorbée par le nouveau droit commun à 60 ans, ouvert à tous depuis septembre 2025.
Carrière longue : une voie alternative à explorer
Si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, la retraite anticipée pour carrière longue peut vous permettre de partir en retraite définitive dès 58 ans, sans passer par la retraite progressive. Le dispositif exige 4 ou 5 trimestres validés en début d'activité, selon votre année de naissance (service-public.gouv.fr, F13845).
Un assuré né en 1966, avec 5 trimestres cotisés avant la fin de l'année de ses 20 ans, peut liquider sa retraite à taux plein dès 60 ans. Ce calendrier rend la retraite progressive moins pertinente pour les carrières longues : autant partir directement en retraite totale plutôt que d'emprunter une étape intermédiaire.
Fiche pratique
| Âge minimum d'accès | 60 ans (depuis le 1er septembre 2025) |
| Trimestres requis | 150 trimestres (37,5 années) tous régimes confondus |
| Quotité de travail autorisée | 40 % à 80 % d'un temps plein |
| Forfait jours réduit | 87,2 à 174,4 jours (base 218 jours annuels) |
| Durée maximale | Aucune (jusqu'à la retraite totale) |
| Révision de la fraction | Possible chaque année, sur demande de l'assuré |
| Textes de référence | Art. L161-22 et R351-39 à R351-44 du Code de la Sécurité sociale |
| Formulaire | Cerfa n°15943*02 |
| Délai de réponse employeur | 2 mois (silence = acceptation) |
Sources
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
Guides associés

Départ anticipé carrière longue 2026 : conditions
Partez à la retraite avant 64 ans grâce au dispositif carrière longue. Conditions d'âge, trimestres cotisés, RACL, démarches CNAV : guide complet et clair.
Rédigé par Isabelle Picard · 31 juillet 2026

Retraite progressive : combien de temps peut-on rester
Combien de temps peut-on rester en retraite progressive ? Durée, révision, obligation employeur et passage à la retraite définitive : tout ce que vous devez
Rédigé par Isabelle Picard · 19 juillet 2026
Questions sur la retraite
Quelle est la durée de la retraite progressive ?
La retraite progressive n'a pas de durée maximale fixée par la loi. Elle débute à la date d'effet de l'accord de l'employeur (ou de l'administration pour les agents publics) et prend fin automatiquement le jour où l'assuré demande la liquidation de sa retraite à taux plein. La durée dépend donc entièrement du projet de fin de carrière : elle peut être de deux ans, cinq ans ou davantage.
Peut-on prolonger une retraite progressive ?
Oui, la prolongation est possible sans formalité particulière. Tant que l'assuré ne demande pas sa retraite définitive et qu'il continue de remplir les conditions (activité à temps partiel entre 40 % et 80 %), la retraite progressive se poursuit automatiquement. La fraction de pension peut être révisée chaque année si la quotité de travail évolue.
Quels sont les inconvénients de la retraite progressive pour les 60 ans ?
Trois inconvénients principaux : l'employeur du secteur privé peut refuser la demande (ce n'est pas un droit opposable), la pension complémentaire Agirc-Arrco nécessite une demande distincte, et la fraction de pension reste figée tant qu'une révision n'est pas sollicitée. Par ailleurs, la baisse de revenus liée au temps partiel n'est que partiellement compensée par la pension partielle.
Quelle est la durée maximale d'une cessation progressive d'activité ?
La cessation progressive d'activité est un ancien dispositif de la fonction publique, distinct de la retraite progressive actuelle. Ce régime, aujourd'hui fermé aux nouvelles demandes, était plafonné à une durée déterminée par voie réglementaire. La retraite progressive qui l'a remplacé ne comporte, elle, aucune durée maximale : elle s'achève uniquement au moment de la liquidation de la retraite totale.
Quel délai pour demander une retraite progressive ?
La demande doit être adressée à la caisse de retraite (Carsat, CNAV ou MSA) au moins quatre mois avant la date de départ souhaitée, à l'aide du formulaire Cerfa n°15943*02. L'employeur dispose ensuite d'un délai de deux mois pour répondre. Le versement de la première fraction de pension intervient le premier jour du mois suivant la réception de l'accord par la caisse.
La retraite progressive permet-elle de valider des trimestres supplémentaires ?
Oui. L'activité à temps partiel exercée pendant la retraite progressive génère des cotisations retraite qui permettent de valider des trimestres supplémentaires. Ces trimestres sont comptabilisés dans la durée d'assurance totale et pris en compte lors de la liquidation définitive, ce qui peut améliorer le taux de la pension finale et réduire une éventuelle décote.
